<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0">	<channel>		<title>[blog.toutlecine.com] rafik : <![CDATA[Compagnon Geek]]></title>		<link>http://rafik.blog.toutlecine.com</link>		<description><![CDATA[Compagnon Geek]]></description>		<language>fr</language>		<copyright>Copyright (c) 2006, Hi-pi</copyright>		<generator>Hi-pi RSS 2.0 generator</generator>		<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>		<pubDate>Sat, 19 Apr 2008 13:31:10 +0200</pubDate>		<item>			<title><![CDATA[Un réalisateur surestimé  Die Hard]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style=
"text-decoration: underline;">Résumé de
l'épisode précédent</span> :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Si l'on en
croit les commentaires récurrents sur les forums de
Cinéma, John McTiernan est un
« réalisateur surestimé ». Afin
d'éclaircir cette affirmation, j'ai
décidé de me replonger dans les articles
consacrés au personnage et à sa carrière.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Nous avons
déjà vu que <a href=
"http://rafik.blog.toutlecine.com/1622/Un-realisateur-surestime-Predator/"
target="_self"><strong><em>Predator</em></strong> avait
été un film atrocement surestimé à sa
sortie</a>.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Aujourd'hui, ce sera au tour de
<strong><em>Die Hard</em></strong>.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Toutefois, avant
de sortir le martinet et distribuer les fessées, je souhaite
étaler complaisamment mon mea culpa. En cette année
1988, j'étais au pic de ma période tu vois
j'veux dire, me farcissant à peu près tout ce qui sortait en salle pour le
passer dans une moulinette intello-boutonneuse typique de
l'ado qui croit avoir tout compris au monde. Toujours amateur
de cinéma populaire néanmoins (surtout Spielberg qui
était déjà mon Dieu, et George Miller son
prophète) je suivais son actualité et me
forçait à faire rentrer les films populaires qui me
plaisaient dans un moule universitaire normatif auxquelles ils
n'appartenaient pas forcément. Toujours est-il
qu'en cette fin septembre, je n'attendais pas
particulièrement la sortie de <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> ! La sortie qui occupait toute mon
attention était celle du film de Martin Scorsese
<strong><em>La Dernière tentation du Christ</em></strong>
(« <em>non passke tu vois, j'veux dire
quoi </em>») que j'vais prévu de voir
vendredi soir.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Or, ce vendredi
justement, une très gentille fille, qui s'appelait
Flavia, se proposa de m'offrir un ticket de cinéma
(anecdote marrante : Flavia avait une grande
admiration pour son frère musicien, qui était un
« D .J. » tel qu'on les
conçoit aujourd'hui. Ce frère avait
quitté Paris pour rejoindre à Marseille un groupe de
jeunes rappeurs. Et Flavia devait à l'occasion
répondre aux moqueries de ses camarades, qui demandaient
pourquoi son frère, puisqu'il était
censé être si bon musicien, se retrouvait à
zoner avec des rappeurs, ha ha ha !
<span> </span>Evidemment, vous l'avez compris, le groupe
marseillais en question s'appelait <em>I Am</em>).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Bref, Flavia vint
me voir car j'avais la réputation d'être
le cinéphile du lycée, et la validité de son
ticket de cinéma expirant en fin de journée, elle ne
pourrait pas en profiter pour cause de cours tardifs.
J'acceptais avec joie son présent car mon
après-midi était libre. Le ticket de Flavia
n'était valide que dans un petit nombre de salles UGC.
L'une d'entre elles était l'UGC Normandie,
déjà la meilleure salle à Paris. Je m'y
rendais donc, sans même savoir quel film y était
projeté. C'était <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong>. « <em>OK. Pourquoi pas. Un film
d'action qui fait boum en Dolby sur grand écran.
J'achète</em>. ». Et me voici dans la
gigantesque salle de l'UGC Normandie, dans laquelle
s'entassent ... cinq personnes. Le film débute.
Au bout de cinq minutes, je suis étrangement
hypnotisé par la mise en images et la photo de Jan De Bont.
A la séquence d'arrivée de la bande de Hans
Gruber, je flotte à 50 cm au-dessus de mon siège,
dans un état nirvanesque qui ne fléchira pas avant la
fin du film. Le soir même, je vais comme prévu voir
<strong><em>La Dernière tentation du Christ</em></strong> et
passe deux heures... à me refaire
<strong><em>Piège de Cristal</em></strong> dans ma
tête.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Cette projection
de <strong><em>Piège de Cristal</em></strong> a
énormément contribué à me faire
redescendre sur Terre, à me débarrasser de ma
défroque de poseur qui séduit en soirée
à coups de tirades hégéliennes qui font le
lien entre Tarkovski et Indiana Jones, et à retisser le lien
authentique qui m'avait dans un premier temps amené au
Cinéma populaire (sans ce besoin d'acceptation sociale
qui consiste à cacher son ressenti profond derrière
les artifices rhétoriques qui font bon genre). Rien que pour
ça, merci McTiernan, merci l'UGC Normandie, et merci
Flavia !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Allez hop. On enchaîne.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Donc, comme vous
l'avez peut-être compris, le fait qu'un amateur
de Cinéma populaire comme mézigue ne soit pas
pressé d'aller voir <strong><em>Die
Hard</em></strong>, et le fait qu'une séance dans la
plus grande salle parisienne réunisse cinq personne, tout
cela donne un vague aperçu du fait que la sortie
française de <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> fut un NON EVENEMENT total.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour donner une idée, et si j'en crois mes
souvenirs, l'impact de cette sortie était à
mi-chemin entre celle qu'a eu <strong><em>The
Mist</em></strong> récemment, et celle des <strong><em>Fils
de l'Homme</em></strong> en 2006. Ce
non-évènement est encore un mystère à
mes yeux, étant donné que <strong><em>Die
Hard</em></strong> avait été, durant
l'été, un des gros succès commerciaux
aux Etats-Unis.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Je n'ai pas
retrouvé les chiffres précis, mais j'ai le
souvenir que <strong><em>Piège de Cristal</em></strong>
avait fait environ 160 000 entrées sur la région
parisienne. Et si j'en crois les quelques tableaux de
box-office que j'ai ressorti de mes archives, le film de John
McTiernan a fait chez nous moins d'entrées que
<strong><em>Police Academy 5</em></strong> et <strong><em>Benji la
malice</em></strong>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En somme,
quelqu'un, quelque part, a très mal fait son travail
dans la promotion de ce film en France. Même un magazine
comme <em>Starfix</em>, qui fut parmi les très rares
à reconnaître la virtuosité du film, se
retrouve alors avec pour couverture <strong><em>Crocodile
Dundee</em></strong>. Perdu dans le magazine, <strong><em>Die
Hard</em></strong> doit, lui, se contenter d'une critique de
quatre colonnes (la plus longue en France). L'hebdomadaire
<em>7 à Paris</em>, qui défendait déjà
ardemment <strong><em>Predator</em></strong>, reconnaît en
<strong><em>Die Hard</em></strong> un « <em>tour de
force</em> » mais doit se contenter d'une colonne
et quart pour l'expliquer. Le geek Philippe Ross, dans <em>La
Revue du Cinéma</em>, se contente d'un texte
d'une colonne sans photo. Quant à <em>Impact</em>,
magazine entièrement dédié au cinéma
d'action (et qui sur ce numéro traite
<strong><em>Rambo 3</em></strong> sur 16 pages), il consacre en
tout et pour tout une page à <strong><em>Die
Hard</em></strong>. Une page...</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment
l'un des plus grands films d'action de ces cinquante
dernières années a-t-il pu à ce point manquer
sa cible en France ? Pourquoi ceux qui l'ont découvert
en projection de presse (y compris les amateurs du genre) ont-ils
été à ce point aveugles à ses
qualités et peu pressés d'en faire la promotion
à sa mesure ? Le phénomène est d'autant
plus mystérieux que, l'année suivante,
<strong><em>Die Hard</em></strong> sortira en location vidéo
et sera un énorme succès, bénéficiant
d'un bouche à oreilles dithyrambique. Sa
première projection télé regroupera un public
gigantesque. Et la sortie de 58 minutes pour vivre en France sera
un carton estival, avec des multiplexes qui affichent complet.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Je n'ai pas
vraiment de réponse à ce mystère. Et pendant
que le lecteur se plonge dans les chapitres suivants, je me
permettrais de lui rappeler l'affirmation suivante :
« <em>Die Hard est l'un des plus grands films
d'action de ces cinquante dernières
années</em>. »</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">STUDIO</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(critique complète)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Bruce Willis, récemment promu
dans la catégorie poids welter des nouvelles stars
américaines, se voit sacré dans ce film de McTiernan
où tous les attributs du mâle américain
cogneur-mais-brave lui sont décernés. Enfermé
dans une tour de verre à Los Angeles en compagnie d'un
commando de tueurs et d'une poignée d'otages,il
va jouer, non sans peine, le grain de sable dans la
mécanique criminelle. Unité de temps, de lieu,
d'action, et unité de clichés sont doctement
respectés dans ce thriller à gros budget. Willis,
tout en pectoraux, joue les chasseurs solitaires et le rapport
pellicule/bris de verre frise le record du monde. Les enfants vont
adorer ça et Rambo l'a
mauvaise. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(D.P. &ndash; Studio Magazine)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">PREMIERE</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(critique complète)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> n'est pas un film de tout repos.
C'est même carrément secouant. Le héros,
c'est John McClane, flic intègre new-yorkais (race en
voie de disparition) seul à pouvoir sauver les otages
d'une bande de terroristes internationaux (donc sadiques)
dans une tour de verre et d'acier un soir de
réveillon. Pieds nus et en maillot de corps, McClane (Bruce
Willis, corps spectaculairement travaillé pour
l'occasion, en émule citadin de Rambo) a plus
d'un tour dans son sac, et la lutte sera sans merci,
d'un côté comme de l'autre.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Il était temps que John McTiernan,
après deux navets boursouflés
(<strong><em>Nomads</em></strong> et
<strong><em>Predator</em></strong>), passe au rythme
supérieur. Si <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> n'est pas un film à
l'originalité débordante (merci <strong><em>La
Tour infernale</em></strong> et autres prises d'otages
spectaculaires déjà vues), il n'en reste pas
moins d'une redoutable efficacité. Cascades
impressionantes, violence des situations, ingéniosité
des effets spéciaux, tout est fait pour laisser le
spectateur pantelant. Avec succès. Dans un rôle
nouveau pour lui, Bruce Willis réussit l'exploit
d'être de bout en bout crédible, portant sur ses
épaules (largement exhibées) le poids de cette
superproduction qui témoigne de la bonne santé
d'un certain cinéma de genre hollywoodien. Du grand
spectacle à ne pas prendre pour autant au
sérieux. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(J-P C &ndash; Premiere)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">LE FIGARO MAGAZINE</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Passé son
résumé (qui spoile le film et écorche le nom
du héros), la critique du <em>Figaro Magazine</em> tient en
<span> </span><span style=
"text-decoration: underline;"><strong>23
mots</strong></span> !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Merci pour le réveillon !
Déjà qu'il met les pieds pour la
première fois en Californie pour passer Noël avec sa
famille, John Mc Lane, le simple flic de New York, tombe sur une
embuscade salée. Au cours de la fête de fin
d'année, une poignée de malfrats investissent
le building de la société où travaille son
épouse pour faire main basse sur le coffre. Seul contre tous
et avec humour, Bruce Willis fait florès, à
l'aise dans cet excellent suspense comme Red Adair devant une
tour infernale. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(Pierre Grenard &ndash; Le Figaro
Magazine)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">LES CAHIERS DU CINEMA</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ce film n'existe pas</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">POSITIF</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ce film n'existe pas</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">« <em>Die Hard est l'un
des plus grands films d'action de ces cinquante
dernières années</em>. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L'EVENEMENT DU JEUDI</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Passé son
résumé, la critique de <em>L'Evènement
du Jeudi</em> tient en 68 mots :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Un commando de douze terroristes
supérieurement armés retient en otage le personnel
d'une multinationale, la nuit de Noël, dans une tour en
construction (le piège de cristal !) à Los
Angeles. La tour est coupée du reste du monde. Un homme
seul, un policier, viendra à bout de la bande. Disposant de
moyens et d'un stock considérable d'explosifs
apparemment inépuisable, le réalisateur John
McTiernan commence par nous en mettre plein la vue. Les
décors sont aussi beaux que dans un film de Ridley Scott,
l'image et le son sont très sophistiqués. Tout
se gâte très vite, l'entreprise est
gagnée par la démesure au point d'y perdre
toute crédibilité et de devenir carrément
grotesque. Beaucoup de bruit pour rien. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(D.R. - L'Evènement du
Jeudi)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<em> </em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">TELERAMA</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(petit bonhomme
qui fait le gueule) &ndash; Evidemment, refiler un tel film
à Pierre Murat, qui déteste tout le cinéma
d'action, et l'américain en particulier, ne risquait
pas de mener aux sommets de l'exercice critique. Mais
après tout qu'importe, cet avis ne va être lu
que par quelques millions de personnes (qui
chercheront en vain Bruce Willis dans le film de Norman Jewison
<em>Eclair de lune</em>).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Vous croyez avoir tout vu comme film
d'aventure ? Zéro ! <strong><em>Piège
de Cristal</em></strong>, c'est <strong><em>La Tour
infernale</em></strong> au carré, question « Hou,
fais-moi peur ». Et <strong><em>Les Aventuriers de
l'arche perdue</em></strong>, question bruit. On en sort
laminé.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ca fait « boum ». Ca ne fait
même que ça d'ailleurs, durant deux heures.
Comme John McTiernan (l'immortel réalisateur de
<strong><em>Predator</em></strong>) n'est pas un
imbécile, il tente de jouer sur l'humour. Vous savez,
celui qui, au 2ème, 3ème,
54ème, 727ème degré,
amuse les intellectuels fatigués. Donc c'est
rythmé (très) mais c'est bête (vraiment).
Les bandits, déguisés en terroristes, sont
évidemment des Européens (des Allemands, en
l'occurrence) et les autorités légales, des
incapables. Seul, <em>l'Homo americanus</em>, solide et
invincible, restaure l'ordre... pour mieux passer
Noël en famille ! On en veut beaucoup à Bruce
Willis. Des Schwarzenegger, Stallone, Norris et autres Steven
Seagal, on en a à la pelle. Mais on n'a qu'un
seul successeur possible à Cary Grant et c'est
lui.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Par pitié, que Bruce Willis retrouve au plus
vite Cybill Sheperd dans la seule série américaine
valable (<strong><em>Eclair de lune</em></strong>), ou, mieux
encore, Kim Basinger dans <strong><em>Boires et
déboires</em></strong> de Blake Edwards. Please, Bruce,
please. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(Pierre Murat &ndash;
Télérama)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">LE POINT</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Un exercice
très couru (et totalement stupide) consiste pour certains
paresseux à laisser traîner l'oreille à
la sortie des projections de presse <strong>(*)</strong> afin de
recaser, sans la moindre cohérence, des idées
qu'ils n'ont compris qu'en surface. La fin de cet
article du <em>Point</em> s'approprie sans la moindre
gêne un argument qui appartient manifestement à
François Cognard et à Christophe Gans (des gars qui
parlent fort), et dont on a vraiment du mal à croire que
l'auteur proclamé en soit effectivement
l'auteur.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Rambo dans la tour infernale :
selon la mécanique en vigueur à Hollywood, qui a
remplacé le film de genre par le cocktail (des recettes plus
efficaces), voilà l'occasion d'un joyeux jeu de
massacre dans
l'univers-glacé-et-vertical-de-nos-mégalopoles-modernes.
McTiernan ne lésine pas sur l'explosif et le verre
brisé, et il a suffisamment de savoir-faire pour que le
combat de son lonesome flic avec une bande terroriste dans un
gratte-ciel crépite comme une mitraillette. Le meilleur du
film restant l'affrontement à distance des
adversaires, grâce aux éléments constitutifs du
building (ascenseurs, gaine d'aération, câblage
électrique...) qui transforme la tour en un immense
échiquier à trois dimensions. Dommage que
d'inutiles relents sentimentalo-populistes viennent empuantir
et freiner ce thriller de chez le bon
faiseur. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(Jean-Michel Frodon &ndash; Le Point)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
« <em>Die Hard est l'un des plus grands films
d'action de ces cinquante dernières
années</em>. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<em>« à ne pas prendre au
sérieux » - « grotesque » -
« vraiment bête » -
« sentimentalo-populiste »</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">FRANCE SOIR</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Coincé dans un quart de page, le vieux
briscard Robert Chazal essaie, dans <em>France Soir</em>, de
souligner que le film est tout de même bien mis en
scène (sans citer pour autant le nom de son metteur en
scène). Passé le résumé, sa critique
tient en 52 mots.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« C'est du suspens et du
spectacle, cent pour cent, et ce <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> est fort efficace. Une seule relative
faiblesse : Bruce Willis paraît parfois un peu mou pour
son rôle de merveilleux risque tout. Mais le punch de la mise
en scène fait oublier le manque de punch de
l'interprète. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(Robert Chazal &ndash; France Soir)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Dans un magazine
que je n'ai hélas pas pu identifier, un certain M.Ca
(non, ce n'est pas McClane)
débute son papier par une affirmation qui ne supporte pas la
contradiction :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Le seul intérêt de ce
troisième long métrage de John McTiernan &ndash;dont
nous ne connaissons en France que
<strong><em>Predator</em></strong>, son premier film
<strong><em>Nomads</em></strong> avec Pierce Brosnan et Lesley Ann
Down étant encore inédit- réside dans
l'interprétation de Bruce Willis
(...) »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(D'accord,
m'ssieu. Alors quand mes copains et moi on a vu
<strong><em>Nomads</em></strong> en salle, ça veut dire
qu'on n'était pas en France ?) Bref, M.Ca
enchaîne avec une démonstration rigoureuse, qui
consiste en un comparatif de mise en scène (enfin
quelqu'un parle de la mise en scène de ce film !
chouette !) :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« (...) Cela mis à part, on
ne peut que constater le manque d'originalité du
scénario de Jeb Stuart et Steven De Souza, et la faiblesse
de la mise en scène de John McTiernan qui se limite
&ndash;en mineur- au style<span> </span> « high
tech » d'un John Badham ou d'un Peter
Hyams. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">John Badham, je
resitue pour les plus jeunes, venait de sortir à cette
époque deux films, <strong><em>Short Circuit</em></strong>,
l'histoire d'un gentil petit robot, et
<strong><em>Etroite surveillance</em></strong>, une comédie
en appartement avec Richard Dreyfus et Emilio Estevez. Peter Hyams,
lui, venait de réaliser coup sur coup la comédie
<strong><em>Deux flics à Chicago</em></strong> et le
thriller <strong><em>Presidio</em></strong>. Donc il ne vous reste
plus qu'à mater ces quatre films, qui apparemment
déchirent sa gueule à ce très surestimé
<strong><em>Piège de Cristal</em></strong>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em>Jeu : la
critique du film d'un réalisateur très
surestimé s'est glissée sur cette page du magazine
Studio. Sauras-tu la retrouver ?</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour soutenir la
sortie internationale de leur film, Bruce Willis et John McTiernan
feront le déplacement à Paris. Comme on s'en
doute, ça ne pressera pas au portillon. Les quelques
journalistes à faire le déplacement et à
s'entretenir avec eux en tireront (comme souvent dans le cas
de films populaires) des articles qui parlent de fringues, de
musique, d'amourettes, de pognon et très rarement du
film.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L'EXPRESS</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<em>L'Express</em> consacre ainsi une pleine page au
comédien Bruce Willis, dans un article de Sophie Grassin qui
débute par la phrase suivante :
« Osons le dire tout
net : Bruce Willis est une bombe sexuelle. »
Cette plongée dans les méandres analytiques est
là pour nous rappeler l'un des angles fondamentaux par
lequel un critique français est susceptible
d'appréhender le cinéma populaire. Et Sophie
Grassin n'est certainement pas la seule, hier comme
aujourd'hui, à focaliser toute son attention sur sa
libido pour ensuite balayer d'un revers de main
dédaigneux ce Cinéma des masses et sa flagrante
vulgarité. Ainsi son article va longuement s'attarder
sur les pectoraux du comédien et ses qualités de
séducteur. Et un simple paragraphe servira à traiter
du film, sans mépris aucun...:</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Noël. John McClane, flic
new-yorkais, débarque dans un Los Angeles rose et
doré : <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> est un polar esthétique. Il vient se
réconcilier avec sa femme Holly, cadre dans une
multinationale installée en haut d'une tour de 40
étages : <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> est un polar romantique. D'affreux
cambrioleurs prennent le building en otage. C'est le carnage.
Les agents du FBI se comportent comme des crétins. Les
journalistes, comme des pourris. Les monte-en-l'air, comme
des nazis. Mais tout ce joli monde sera bien puni :
<strong><em>Piège de Cristal</em></strong> est un polar
éthique. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(Sophie Grassin &ndash; L'Express)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L'ironie
mordante de Sophie Grassin est-elle en mesure
d'appréhender la phrase suivante :
« <em>Die Hard est l'un des plus grands films
d'action de ces cinquante dernières
années</em>. » ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">LIBERATION</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<em>Libération</em> décide à son tour
d'offrir un encadré au comédien Bruce Willis,
et en confie la rédaction à Marie Colmant, beaucoup
plus calme et discrète que sa collègue de
<em>L'Express</em>. Tellement discrète,
d'ailleurs, qu'on n'est pas tout à fait
sûr qu'elle ait osé assister à la
projection du film <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong>. Son résumé fait très
nettement penser à un thriller de Jonathan Kaplan et pas
vraiment à celui de McT :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Sous prétexte de changer, il
(Willis) se lance alors dans ce <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong>. Bruce se gonfle les muscles
jusqu'à en éclater et adopte le rictus du
vengeur solitaire. Comme Belmondo, il tient à
exécuter lui-même toutes les cascades, et se compose
le personnage du bon père de famille agressé dans son
intimité domestique. Pas commode le gars, surtout quand on
touche à sa femelle, même s'ils sont
divorcés. Une métamorphose très
relative. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(Marie Colmant - Libération)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">LE FIGARO</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
Evenement !!! <em>Le Figaro</em>, lui, consacre un petit
encadré au réalisateur (vous savez, le mec
surestimé), sous le titre « Le Clin d'&oelig;il de
McTiernan ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">De tout son entretien avec le cinéaste, l'article
retient UNE déclaration, celle où il parle de
l'humour du film (parce que <em>humour</em> = <em>à ne
pas prendre au sérieux</em>. voir plus haut).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Au passage, le
rédacteur, dont la signature gainsbouresque est seulement
constituée des initiales B.B., nous dévoile les
influences de <strong><em>Die Hard</em></strong>, puis nous
rappelle la carrière passée de John McTiernan. Il
prend notamment soin de re-situer pour nous le genre précis
auquel appartenait le film <strong><em>Predator</em></strong>, un
film sorti très très longtemps auparavant,
c'est-à-dire l'année
précédente :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">« Le <strong><em>Piège de
Cristal</em></strong> de John McTiernan relève à la
fois de <strong><em>La Tour infernale</em></strong> et de
<strong><em>Rambo</em></strong>. Après
<strong><em>Nomads</em></strong>, un thriller fantastique, et
<strong><em>Predator</em></strong>, un polar musclé
où il démontre son sens aigu du rythme et de la mise
en scène inventive et précise, John McTiernan
désirait nous offrir un film clin
d'&oelig;il. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">(B.B. &ndash; Le Figaro)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Effectivement,
tout porte à croire que rarement, dans l'Histoire du
Cinéma, un cinéaste a été à ce
point surestimé.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">On poursuivra
notre périple avec <strong><em>A la poursuite
d'Octobre rouge</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em>Rafik
Djoumi</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><strong>(*)</strong> Un peu comme quand Dupuy et Djoumi
évoquent en rigolant le film <em>Robocop 2</em> à la
sortie de la projection de presse de <em>Iron Man</em>, par
exemple</p>
]]></description>			<link>http://rafik.blog.toutlecine.com/2746/Un-realisateur-surestime-Die-Hard/</link>			<comments>http://rafik.blog.toutlecine.com/Un-realisateur-surestime---Die-Hard-19042008-090032-lp-2746.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://rafik.blog.toutlecine.com/2746/Un-realisateur-surestime-Die-Hard/</guid>			<pubDate>Sat, 19 Apr 2008 09:00:32 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Le Cercle et la "fidélité au comic-book d'origine"]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">"Le Cercle des Cinéphiles"
est une émission de radio hebdomadaire de 60 minutes,
diffusée dans la région toulousaine, et
présentée par Alexandre Tylski.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style=
"text-decoration: underline;">Note technique</span> : lorsque je
parle dans mon combiné téléphonique, je n'ai
plus le retour de mon interlocuteur. Ceci explique que ma voix et
celle d'Alexandre se chevauchent à l'occasion, et que
parfois je ne comprenne pas les questions posées.</em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Octobre 2006. Un petit coup de
gueule à l'encontre de certains réalisateurs geeks,
qui ne veulent pas comprendre que la bédé c'est de la
bédé, et le cinéma du cinéma. Et que
passer de l'un à l'autre (dans les deux sens)
nécessite parfois de réfléchir un peu plus de
dix minutes à ce qu'on fait.</p>
<p style="text-align: justify;">A voir certaines images de projets
à venir, je pense hélas que cette digression reste
d'actualité</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p> </p>
<p style="text-align: center;"><em>Mains propres et Dents blanches</em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: left;"><em>Rafik Djoumi</em></p>
]]></description>			<link>http://rafik.blog.toutlecine.com/2668/Le-Cercle-et-la-fidelite-au-comic-book-d-origine/</link>			<comments>http://rafik.blog.toutlecine.com/Le-Cercle-et-la--fidelite-au-comic-book-det-039-origine--15042008-201359-lp-2668.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://rafik.blog.toutlecine.com/2668/Le-Cercle-et-la-fidelite-au-comic-book-d-origine/</guid>			<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 20:13:59 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Tintin et Spielberg, 1983]]></title>			<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La presse,
spécialisée et moins spécialisée, a
commencé à remplir ses colonnes sur l'annonce
du projet « Tintin » réalisé
par Steven Spielberg et Peter Jackson. Comme d'habitude, la
précision et la rigueur de l'information sont reines.
Ainsi, on a déjà pu lire ici et là que
l'acteur Thomas Sangster était
« virtuel » ou que le tournage se ferait
« à coups de clics ». Et croyez-moi,
étant donné le non intérêt abyssal que
génère la <a href=
"http://rafik.blog.toutlecine.com/737/L-Odyssee-suit-son-cours/"
target="_blank">performance capture</a>, d'autres perles
similaires sont à prévoir. Bref, comme le disait
l'intendant de la Bastille au matin du 14 juillet 1789 :
<em>« Je sais pas pourquoi, mais je le sens moyen,
là »</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Dans ce contexte,
on peut toujours se gratter pour que surviennent des articles
rétrospectifs sur l'époque où Spielberg,
au lendemain du succès de <strong><em>E.T</em></strong>.,
avait sérieusement envisagé de concentrer ses efforts
sur le reporter belge. Le film ne put se faire pour de multiples
raisons (entre autres des questions de droits) mais les plus
attentifs remarquèrent que le film suivant de Steven,
<strong><em>Indiana Jones et le Temple maudit</em></strong>,
était manifestement empreint de l'héritage
d'Hergé (du jeune Tchang au maharadjah de
Rawhajpoutalah en passant par la secte de Kih-Oskh et son
maléfique fakir).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Heureusement,
Internet a été inventé pour que ceux qui ont
véritablement quelque chose à raconter n'aient
pas à attendre la présence d'esprit des
médias traditionnels. C'est le cas d'Alain
Baran, secrétaire particulier d'Hergé et directeur
commercial de ses studios qui, sur son site, nous fait
l'honneur de raconter en détail un rendez-vous
manqué de 1983; rendez-vous qui devait réunir deux
grands artistes du XXème siècle. Baran était
en effet au c&oelig;ur des négociations entre Hergé
et les américains, et il fut le premier à prendre
contact avec l'équipe de Spielberg.</p>
<p class="MsoNormal"><span style=
"font-family: "Trebuchet MS";"> </span></p>
<p class="MsoNormal">Extraits</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Sur la porte d'entrée ce simple panneau
"AMBLIN ENTERTAINMENT". C'est bien ici que notre rendez-vous a
été fixé. Nous nous présentons à
l'entrée et sommes immédiatement accueillis avec une
grande gentillesse. La secrétaire nous introduit
aussitôt dans une pièce où nous attendent cinq
personnes: deux femmes et trois hommes. L'une des femmes s'avance
vers nous et se présente: "Hello! I am Kathy Kennedy". Elle
est jeune et paraît tout à fait charmante. Un sourire
franc et direct illumine tout son visage.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L'homme qui est à côté d'elle a
une quarantaine d'années, il est barbu, ses cheveux sont
cachés par une casquette bleue. Il est en jeans et en
baskets.   "May I introduce you to Steven?" nous dit
Kathy Kennedy en le présentant.   La
poignée de main est chaleureuse. Tout s'annonce pour le
mieux. Ensuite c'est au tour de la seconde femme de nous saluer.
Elle s'appelle Melissa Mathison. Nous saurons très vite
qu'elle a écrit le scénario d'E.T. et que Spielberg
lui demandera d'écrire celui du futur "Tintin". Nous
apprendrons également que c'est elle qui a découvert
les albums "Tintin" alors qu'elle faisait du baby-sitting dans une
famille française. Emballée par les aventures du
jeune reporter, elle les fera lire par Spielberg qui s'en
éprendra à son tour. Les deux derniers hommes
à nous être présentés sont les "lawyers"
de Spielberg. Ils ne prendront la parole qu'une seule fois pour
nous demander où sont nos avocats...</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La conversation portera d'abord sur Hergé.
Comment est-il ? Son âge ? Marié ? Des enfants ?
Comment l'idée lui est venue de créer Tintin ? A-t-il
beaucoup voyagé ? Toutes les questions sont précises
et révèlent une réelle volonté de
connaître l'auteur des albums "Tintin". Spielberg nous
déclare ensuite qu'il envisage non pas un mais trois films
avec acteurs. Il mettra le premier en scène et songe
notamment à François Truffaut pour diriger un des
deux autres films. Il cite le jeune acteur qui vient d'incarner le
personnage d'Elliot dans E.T. pour interpréter Tintin. Il
pense à Jack Nicholson dans le rôle du capitaine
Haddock. Je lui rétorque qu'Hergé a pensé que
Philippe Noiret serait fabuleux dans ce rôle.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Spielberg adore le
côté "détective" de Tintin et le qualifie d'
"Indiana Jones for kids". Il lui donne entre treize et seize ans.
Il aime également beaucoup Milou, mais se demande comment il
le fera "parler" comme dans les albums. Spielberg a hâte de
rencontrer Hergé pour discuter avec lui des options à
prendre. Enfin, il n'est pas encore certain si le, voire les films
seront des adaptations directes d'albums, un mélange de
plusieurs aventures ou encore basés sur de nouveaux
scénarios.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Plus loin, Alain Baran donne quelques
clés sur la confiance qu'Hergé semblait porter
au cinéaste américain.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le droit moral par exemple, n'est-il pas aussi
essentiel pour Hergé ?  Le dessinateur nuance son point
de vue. Dans le cas de Spielberg, et dans ce cas uniquement, il est
disposé à renoncer à son droit moral. Parce
que, pour Hergé, il est non seulement question ici d'un
film, un autre univers que celui des albums, mais surtout ce film
est réalisé par un cinéaste génial.
Spielberg est un créateur au sens plein. Il ne fabrique pas
de la pellicule, il la crée. A ce titre, il doit conserver
toute sa liberté de création.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Hergé me rappelle
à ce propos le terrible sentiment de carcan qu'il avait
éprouvé lorsque faisant à titre d'essai appel
à des scénaristes extérieurs, il avait
tenté de construire une histoire de Tintin. Toute son
imagination s'était trouvée prisonnière d'un
récit conçu par un autre. Il n'avait pas
accepté de s'y résoudre.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">C'est pourquoi il ne veut pas imposer à
Spielberg une contrainte similaire. </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Je recommande évidemment la lecture du
texte complet, <a href=
"http://www.baransart.be/Baransart/spielberg.htm" target=
"_blank">en cliquant ici vers le site d'Alain Baran</a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><em>Rafik Djoumi</em></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
]]></description>			<link>http://rafik.blog.toutlecine.com/2477/Tintin-et-Spielberg-1983/</link>			<comments>http://rafik.blog.toutlecine.com/Tintin-et-Spielberg--1983-11042008-235744-lp-2477.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://rafik.blog.toutlecine.com/2477/Tintin-et-Spielberg-1983/</guid>			<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 23:57:44 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[Le Cercle et les Femmes]]></title>			<description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">"Le Cercle des
Cinéphiles" est une émission de radio hebdomadaire de
60 minutes, diffusée dans la région toulousaine, et
présentée par Alexandre Tylski.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En février
2007, sans doute agacé par la programmation du Festival du
film de Femmes, je me lançais dans un exercice
d'équilibriste adepte du paradoxe (qui me vaut parfois
d'être taxé de misogyne) et consistant à
souligner en quoi un certain féminisme réclamait le
pouvoir d'expression pour les femmes, tout en
méprisant les femmes de pouvoir qui ont su s'exprimer
au-delà du cadre restreint de ce militantisme.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Quelques portraits pour illustrer la bande-son
(de mauvaise qualité mais vous avez
l'habitude maintenant)</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;">
<strong><em>Alice Guy
Blaché</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Ida
Lupino</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Leni
Riefensthal</em> </strong> (et un de ses
bons copains qu'elle aurait préféré qu'on
oublie)</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Kathryn
Bigelow</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Debra
Hill</strong> et John Carpenter    
-      <strong>Gale Anne Hurd</strong> et
James Cameron</em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Gale Anne
Hurd</strong>    -    <strong>Bonnie
Curtis</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Kathleen
Kennedy</em></strong> et un de ses
protégés</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Sherry
Lansing</em></strong> et son mec William
Friedkin</p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: left;"><em>Rafik "mettre
à jour, mettre à jour !" Djoumi</em></p>
]]></description>			<link>http://rafik.blog.toutlecine.com/2187/Le-Cercle-et-les-Femmes/</link>			<comments>http://rafik.blog.toutlecine.com/Le-Cercle-et-les-Femmes-20032008-172547-lp-2187.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://rafik.blog.toutlecine.com/2187/Le-Cercle-et-les-Femmes/</guid>			<pubDate>Thu, 20 Mar 2008 17:25:47 +0200</pubDate>		</item>		<item>			<title><![CDATA[En attendant Geekot]]></title>			<description><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Vous avez sans
doute remarqué une légère absence en ces pages
ces derniers jours.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Exilé loin
de mon unité centrale, il m'a en effet
été difficile de tenir le rythme.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Je vous
rassure : on reviendra à la normale d'ici
deux-trois jours, et même que, promis, y'aura des
textes longs et incompréhensibles.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En attendant, si
certains d'entre vous veulent à tout prix leur ration
de djouminades (ben quoi ! on peut toujours
rêver que les fanboys et fangirls se languissent de moi dans
leurs nuits sans fin, non ?...)  je vous propose
de patienter avec ces quelques missives
périphériques :</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.toutlecine.com/film/interviews/0037/00377058-l-orphelinat.html"
target="_blank">Guillermo Del Toro, à 7 heures du
mat', littéralement au saut du lit, me cause de
<strong><em>L'Orphelinat</em></strong></a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.dvdrama.com/news-20318-cine-l-orphelinat.php" target=
"_blank">Comment, y'a dix mois, je tentais de convaincre que
<strong><em>L'Orphelinat</em></strong> c'était
trop un chouette film</a> (message au dix potes que
j'avais invité à l'époque à
une projo du machin et dont pas un seul n'est venu :
vous êtes des buses !)</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.dvdrama.com/news-24992-interview-juan-antonio-bayona-l-orphelinat-.php"
target="_blank">Une interview à distance du &lsquo;tit
jeunot qui a fait le film</a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.cinema.lycos.fr/dossier/pourquoi-lespagne-593?a_page=0"
target="_blank">Trois pages pour essayer de comprendre en quoi les
espagnols nous mettent la honte</a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.arcanes.org/dossiers_41-_heroic-fantasy-et-7eme-art.html"
target="_blank">Un courageux s'est mis en tête de
recopier un de mes textes sur l'Heroic Fantasy</a> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.dvdrama.com/news2.php?id=21381&page=8" target=
"_blank">A-t-on le droit de dire du bien d'un
réalisateur dont on n'aime pas les
films ?</a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.dvdrama.com/news-22717-debat-de-la-redaction-gus-van-sant.php"
target="_blank">Rha la la, comment j'y ai trop mouché
sa mère à Gus Van Sant</a> (chuis
sûr qu'il pleure maintenant)</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Et enfin pour ceux qui ont du temps de lecture
devant eux :</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href=
"http://www.cinematheque.fr/fr/espacecinephile/evenements/king-vidor.html"
target="_blank">Je l'avoue, oui, ça m'a vraiment
fait plaisir que la Cinémathèque française
linke sur la (longue) biographie que j'avais consacré
au grand King Vidor</a></p>
<p><a href=
"http://www.dvdrama.com/news-18879-king-vidor-le-pionnier.php"
target="_blank">2ème partie</a></p>
<p><a href=
"http://www.dvdrama.com/news-18961-king-vidor-l-age-d-or.php"
target="_blank">3ème partie</a>
<a href=
"http://www.dvdrama.com/news-18980-king-vidor-l-heritage.php"
target="_blank">4ème partie</a></p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal"><em>A très vite</em></p>
<p class="MsoNormal"><em>Rafik Djoumi</em></p>
]]></description>			<link>http://rafik.blog.toutlecine.com/2086/En-attendant-Geekot/</link>			<comments>http://rafik.blog.toutlecine.com/En-attendant-Geekot-09032008-011542-lp-2086.php#lienpermanent</comments>			<guid>http://rafik.blog.toutlecine.com/2086/En-attendant-Geekot/</guid>			<pubDate>Sun, 09 Mar 2008 01:15:42 +0200</pubDate>		</item>	</channel></rss>