Sinoxploitation  (L'Archiviste) posté le mardi 10 mars 2009 00:47

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Avant-propos : Ce texte est paru en 2004 dans le magazine culturel Blast, à l’occasion d’une sortie en DVD de films de la Shaw Brothers. L’idée m’en est venue à la suite d’une conversation forumesque où quelqu’un considérait que la critique des années 99-2000 avait du batailler pour convaincre le "grand public "de la qualité des films de Hong-Kong. Je répliquais que ce "grand public" (que j’assimilais à "peuple") n’avait pas vraiment attendu qu’on l’autorise à s’intéresser à ce cinéma-là, et que c’était plutôt la critique (et le public qu’elle représente) qui avait été longue à la détente.


En 30 ans, certains films de Hong Kong sont passés du statut de produits tout pourris, limite porno, à celui d’œuvres de prestige pour cinéphiles exigeants. Retournement de situation ? Evolution des mœurs ? Et si, au fond, rien n’avait vraiment changé ?

1973. La France se remet difficilement de la cuite soixante-huitarde, et les maoïstes songent déjà à faire fructifier leur amour de la propagande en se lançant dans la publicité. Dans un climat qui fleure bon le reniement, le sinologue et situationniste René Vienet jette une petite bombe dans les salles du quartier latin, un film de kung-fu détourné et retitré La dialectique peut-elle casser des briques ?. Comme le précise son affiche, "le premier film entièrement détourné de l’histoire du cinéma, V.O. sous titrés par l’association pour le développement des luttes de classe et la propagation du matérialisme dialectique". Assez curieusement, cette saine provocation (qui est aussi le premier film de kung fu exploité sur nos écrans) porte en elle toutes les facettes qui vont rythmer l’histoire du cinéma populaire chinois en France : titre absurde, détournement de l’œuvre originale, hypocrisie idéologique et lutte des classes effective.

 

 

Ki-aï !
Le véritable coup d’envoi viendra de l’incontournable Bruce Lee. Repérés par Vienet, les films du petit dragon sont achetés par André Génovès qui n’en discerne absolument pas le potentiel. Le jeune René Château découvre le phénomène en Afrique du Nord, au milieu de spectateurs hystériques, et rachète deux des films à Génovès pour les diffuser dans sa propre salle, le Hollywood Boulevard. Au lendemain de la mort tragique de la star, pourtant quasi-inconnue en France, le Hollywood Boulevard devient le temple du recueillement. Ouverte littéralement jour et nuit, la salle affiche complet une année entière (500 000 entrées avec moins de 700 sièges, faîtes le compte). Sous l’affiche gigantissime du petit dragon dessinée par Jean Masci se presse une foule de plus en plus hétéroclite. A seulement quelques mètres de là, pourtant, les salles du quartier de l’Opéra ferment les yeux sur cette manne financière. Il faut dire qu’elle draine avec elle un public qui sent un peu trop le merguez-frites, et qui a tendance à sortir de la projection en lancant des "kiiaaiii " Le qu’en dira-t-on pèse plus lourd que le tiroir-caisse, et la grande distribution n’ira pas chercher en Chine d’autres moneymakers. Rappelons, à sa décharge, que même le cinoche populaire européen de l’époque, d’une vitalité étonnante (films d’horreur anglais, westerns "spaghetti", thrillers italiens…) subit le mépris absolu d’une critique, pour qui la valeur artistique est proportionnelle aux allitérations d’un Jean Pierre Léaud dans un bar enfumé de Saint Germain. Aux yeux de cette intelligentsia d’alors, Le Parrain représente les tréfonds du populisme putassier ; alors on vous laisse alors imaginer l’embarras face à des chinois qui crient ! Cette critique de l’époque est "engagée" ma bonne dame. Elle ne décrypte plus les œuvres que sous l’angle politique, et préfère s’attarder sur le cinéma de Chine Populaire plutôt que le cinéma populaire chinois. Grosse nuance ! En clair elle veut bien théoriser sur le "peuple" mais certainement pas aller jusqu’à partager un strapontin avec lui, faut pas charrier !

 

 

Cinéma forain
Le cinéma de Hong Kong va donc s’exiler dans les salles de quartier, éparpillées entre Barbès, Pigalle et les Grands Boulevards, côtoyant les fêtes foraines et les salles spécialisées dans le X, et mélangeant souvent leurs publics (voire le film Le Locataire, où Polanski pelote Adjani sous les yeux d’un pervers dans une salle qui diffuse un Bruce Lee). Pour les dix années qui suivent, les médias regrouperont le wu-xia pian (film en costumes) et le film d’action chinois sous le terme générique de "cinéma karaté" (car le Karaté vient évidemment de Chine, tout comme le Flamenco vient d’Allemagne). Un genre qui s’adresse exclusivement à la petite frappe ou à l’ouvrier maghrébin (le beur est encore embryonnaire). Le plus drôle, c’est que certaines des salles de quartier spécialisées, comme le Trianon ou la Cigale, sont d’authentiques chefs d’œuvre en péril (tentures rouges, ornements, moulures, orchestres et balcons). Mohammed et Riton peuvent donc apprécier les fastes des films de la Shaw Brothers, de La Rage du Tigre à La Main de fer, sur écran géant et dans un cadre exceptionnel, tandis que les gens bien comme il faut s’entassent dans de minuscules multiplexes pour écouter les sermons de Marco Ferreri... 'sont cons ces bourgeois des fois !

 

Le Trianon et sa décoration typique de coupe-gorges pour voyous (photomontage évidemment)

 

Le porno de l’immigré
Laissé à l’abandon par les grands circuits, le cinéma de Hong Kong tombe vite aux mains de ce que René Château appelle un "ramassis de distributeurs", achetant des films au kilo pour les sortir n’importe comment, dans des versions raccourcies, remontées, ou même carrément mixées (des combats piqués dans d’autres films pour augmenter l’action d’une œuvre jugée trop molle). Fréquemment, les œuvres sortent sous des titres multiples et des affiches différentes. Les distributeurs justifient cette multi-exploitation par le coût prohibitif du tirage des copies et du doublage français. Un doublage qui, soit dit en passant, n’hésite pas à flanquer des accents "chinetoques" à l’ensemble du casting (à la limite du compréhensible dans le cas des 13 Fils du dragon d'Or de Chang Cheh) et transforme de grandes épopées médiévales en un sketch de Roger Carel et de Michel Leeb. Encouragés malgré tout par les recettes, et sous l’absolution du dédain critique, les distributeurs se lâchent dans le retitrage : Le Casseur de têtes chinois (18 Secrets of Kung fu), Karaté à mort pour une poignée de soja (The Chinese Boxer), Au karaté t'as qu'à réattaquer (Duel Of Fist), Il faut battre le chinois pendant qu'il est chaud (The Angry Guest) ou encore Un Petit coup dans les baguettes. Assimilé à une forme de "cinéma porno pour immigrés", le film chinois subit à répétition les fruits d’un racisme ordinaire, en des temps où tout le monde se croit de gauche ; un racisme qu’on dira poliment être tout juste moqueur (il sera bien plus puant dans la décennie suivante, mais envers les japonais surtout).

 

 

1984

Durant les années 80, l’ethnocentrisme culturel européen va pourtant commencer à se fracturer (enfin… chez les plus jeunes) sous les coups de boutoir du jeu vidéo, ce nouveau média, d’autant plus dangereux aux yeux des gens bien comme il faut, qu’il vient d’Asie. Et ce n’est pas un hasard si les salles d’arcade drainent au départ le même public que les ex-salles de quartier. Les poseurs de Street Fighter ou les ninjas de Shinobi descendent en ligne droite des films de Wang Yu (Le Boxeur manchot) de Sonny Chiba (Street Fighter) ou de Liu Chia-liang (La 36ème chambre de Shaolin).

En septembre 1984, sous l’impulsion d’Olivier Assayas et de Charles Tesson, Les Cahiers du Cinéma publient un magnifique hors série qui tente de réhabiliter le cinéma de la colonie, à coups d’entretiens avec les réalisateurs King Hu et Liu Chia-liang, avec les producteurs Sir Run Run Shaw et Raymond Chow. La démarche est courageuse et exemplaire, mais le système de studios décortiqué par l’ouvrage est alors à l’agonie. Les journalistes en sont bien conscients et notifient la génération montante (Tsui Hark, Anne Hui, Chow Yun-fat). La parution du hors-série est accompagnée de projections. Au même instant, le festival du film fantastique du Grand Rex projette Zu, Les guerriers de la montagne magique. Alors que la culture geek n’en est qu’à ses balbutiements, 3000 spectateurs agités découvrent, médusés, une œuvre qui, 15 ans avant tout le monde, mixe kung-fu, opéra de Pékin, effets spéciaux, jeux vidéo et structure à la donjons et dragons. Le traumatisme est inévitable, et scelle un pacte salvateur entre une frange de la critique (canal progressiste) et le jeune public geek. Les années suivantes vont voir paraître quelques fanzines spécialisés, comme Butterfly Warriors, jusqu’à ce que la rédaction du Cinéphage prenne le relais, sous l’impulsion du futur cinéaste Christophe Gans et de Julien Carbon (aujourd’hui scénariste de Tsui Hark).

Entre-temps, merci à Mohammed et à Riton, c’est véritablement dans les vidéo-clubs que les héros survivront. Deux des meilleurs films de Jackie Chan (Police Story et Le Marin des mers de Chine) feront les beaux soirs des locations alors que, sortis en salles, ils n’avaient attiré aucun pécore. Le public citadin de l’époque, lui, aime frémir lorsque Mel Gibson lève mollement la patte sur du gazon de banlieue (final de L’Arme Fatale) mais trouve "cheap" qu’un chinois distribue 3000 coups/minutes à 500 figurants costumés. C’est donc dans les vidéo-clubs, nouveaux cinés de quartier, que John Woo fait son apparition (Le Syndicat du Crime), que le Gunmen de Kirk Wong trouve une seconde carrière (sorti courageusement en salles par André Lazare, il n’avait attiré que 30 000 disciples), que Jet Li commence à se faire un nom (Born to defence) et que l’incroyable vague du polar hard-boiled de la fin des 80’s trouve preneur.

à gauche le petit truc pour vidéo, à droite le grand spectacle pour cinéma

 

N’importe nawak
Aussi, le succès surprise, en 1989, de la sortie en salles d’Histoires de fantômes chinois aurait du alerter sur la suite des évènements. Trop heureux de voir un film de Hong Kong exister enfin dans les consciences du public des villes, les militants de la cause ne réalisent pas que ce succès doit peut-être plus à l’exotisme du produit qu’à sa qualité réelle. Là où Mohammed et Riton ne désirent que des héros, qu’ils soient sabreurs ou flingueurs, le monsieur de la ville veut des chinois qui ressemblent à des "chinois" (avec leurs pantalons bouffants, leurs chaussons rigolos et des nénuphars partout). Pour preuve, les chefs-d’œuvre trop contemporains de John Woo, célébré comme un Messie par les plus grands cinéastes, sortiront dans une seule salle à Paris (!). Seul A Toute épreuve connaîtra une exploitation nationale, mais au prix de lourdes négociations avec une Commission de censure qui redoute l’impact du métrage sur les banlieues !!! Tout est dit, n’est-ce pas ? Car voyez-vous, le peuple est faible d’esprit. Non seulement il apprécie les films de ching-chong où il n’y a ni chaussons ni nénuphars, mais en plus il imite comme un singe la violence dont il jouit à l’écran.
A Toute Epreuve, et plus tard The Killer (sorti en France 7 ans après sa réalisation) seront accueillis comme il se doit par les gens bien, c’est-à-dire avec une avalanche de fous rires  assortie de moult "n’importe nawak !". Petite parenthèse, le nimportenawakisme est un courant de pensée qui considère qu’il est physiquement impossible de faire des bonds de 5 mètres en l’air ou de tirer 500 coups de feu sans recharger. Néanmoins, le nimportenawakisme estime que Bruce Willis peut lui (et ce dans une même scène) se battre sur une aile d’avion, en bloquer les volets à l’aide d’un anorak, déboucher le réservoir à mains nues et enflammer une ligne de kérosène en plein ciel. Dans ce cas précis, on parle de "suspension d’incrédulité". Si Bruce Willis était chinois, ce serait "n’importe nawak". Fin de la parenthèse.


Consécration ?
Vers 1995 les résistances s’effritent timidement avec l’apparition du label vidéo HK, supervisé par Christophe Gans. Copies neuves v.o.s.t et présentation de luxe, Gans a compris que pour tout un public intermédiaire, l’écrin faisait le film. Afin de séduire le public des villes, la revue chargée de promouvoir sa collection vidéo se donne des allures de catalogue pour parfums. Les photos y sont lissées et retouchées jusqu’à ne plus ressembler aux films dont elles sont extraites. La collection marche bien, fait parler d’elle, mais contrecoup oblige, ce sont les films en costumes (Zu, Le Temple de Shaolin, The Blade) qui se vendent le plus. Il faudra attendre 1999, et le succès du film Matrix, pour qu’un coup fatal soit porté au nimportenawakisme. Les références du film des Wachowski sont à ce point explicites qu’elles drainent tout un nouveau public vers cette source d’inspiration qu’est le cinéma de Hong Kong, cette fois-ci dans sa totalité. Mais entre-temps, Hong Kong est retourné à la Chine populaire, et son cinéma n’est plus ou presque. Le succès international du film Tigre et Dragon, qui reprend à son compte l’esthétisme de la Shaw Brothers (on passe poliment sur le critique qui a évoqué un "Matrix chinois"), prouve au moins que le public est dorénavant prêt à apprécier la beauté d’un cinéma déjà vieux de 30 ans !


 

Aujourd’hui, le label Wild Side ressort les grands films de la Shaw Brothers dans des écrins magnifiques, cinéphiliques en diable, qui nous feraient presque oublier que Le Justicier de Shangaï s’appelait autrefois La Brute, le Bonze et le Méchant. La presse, qui n’a toujours pas fait la paix avec le cinéma populaire même si elle se persuade du contraire, épuise son catalogue de superlatifs en de longues colonnes lyriques ; et le public est convaincu, après vision, d’avoir acquis un produit de haut standing. Immanquablement, il y a eu du progrès, jusqu’à l’excès parfois, mais tout ça ne nous dit pas si monsieur tout le monde aura un jour la chance de voir ces films avec les yeux de Mohammed ou de Riton…

Rafik Djoumi

Crédit photo du Hollywood Boulevard : http://sallesdecinemas.blogspot.com/


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Tous les commentaires de l'article:
Sinoxploitation

  • Reda

    lun 16 mar 2009 22:37

    C'est amusant par contre de voir que ce même film est une bonne bouse, mais c'est vrai, chapeau pour le succès (surtout pour un mec qui finit ses études en ce moment même)

  • Michael

    dim 15 mar 2009 23:11

    Le cinéma coréen, et autres industries asiatiques, suivent plus ou moins le modèle Hollywoodien. Une production importante de films commerciaux avec starlettes locales. La différence entre spectacle et auteurs a l'air par contre beaucoup moins marqué dans les esprits qu'en france. Où The Host est accepté d'une critique parce qu'il est avant tout capable de "transcender le simple film de monstre" (et d'un autre côté, quand un réalisateur japonais remporte un oscar, on évite de trop parler de son passif honteux de cinéaste érotique... jusqu'au moment où la critique comprendra qu'en fait il a "transcender le simple film érotique", ça rend la présence de b*tes plus agréable à l'esprit).

    C'est amusant de voir que le grand succès coréen de l'an dernier est un film interdit aux moins de 18 ans, l'histoire d'un proxenete qui part à la recherche d'une de ses filles victimes d'un serial killer.

  • clément

    dim 15 mar 2009 20:09

    salut Rafik, très juste analyse de THE HOST, notamment sur le rapport au refus de l'exotisme de festival... Après, je suis moins d'accord avec toi sur le cinéma coréen en général : il est certain que certains films sont "auteurisants" (sympathy for mr vegeance, the presidents last bang) mais ce sont des chefs d'oeuvre (à mon sens). De plus, THE HOST n'est pas le seul exemple de grand film populaire coréen : SILMIDO (11 millions d'entrées, DTV en France), PUBLIC ENEMY (3 ou 4 millions d'entrées, DTV en France), WELCOME TO DONGMAKGOL (8 millions d'entrées, ni salle ni vidéo en France), et d'autres tels que les récents A BITTERSWEET LIFE (très critiqué, mais plutôt intense à mon goût), THE CHASER, BLOOD RAIN, évidemment MEMORIES OF MURDER etc. Certes The Host est sans doute le plus gros succès / plus beau film et tutoie (égale ?) les Dents de la mer, mais cache une bonne santé généralisée quand certains, en France, nous ressortent toujours les mêmes merdes (le ridicule Kim Ki Duk, entre autres)...
    La comparaison avec HK est intéressante, mais la culture est j'imagine très différente : rien que d'un point de vue du production design, les coréens sont très au-dessus. Mais de fait, la santé du cinéma coréen me rappelle surtout la bonne santé du cinéma français des années 50/60, à l'époque où l'on faisait de tout, qu'il s'agisse des 400 coups, du Salaire de la peur, de Week end à Zuydcoote, des Diaboliques, du Samouraï, de Mouchette ou de Classe tous risques... Ce qui compte en Corée, c'est la diversité de la production : même la comédie romantique (cf. My Sassy Girl) se porte bien là bas, c'est dire !
    Enfin, c'était pour la discussion...

  • Rafik

    dim 15 mar 2009 00:10

    JLP : copie/colle le lien

  • JLP

    dim 15 mar 2009 00:02

    Salut Rafik,je voulais essayer tes deux liens youtube pointés par ton post mais ton site refuse catégoriquement le click droit,c'est penible...

  • sarrio

    sam 14 mar 2009 18:35

    "(ha oui, la musique de Michael Kamen est mieux par contre "

    Les bruitages aussi

  • sarrio

    sam 14 mar 2009 18:25

    C’est vrai qu’en tant que spectacle pur PStory est largement au dessus.
    Maintenant, perso, je suis plus impliqué émotionnellement ds le fight de l’arme fatale. J’ai de l’empathie pour le personnage joué par Gibson...
    Bien sur, à la revoyure, certains échanges sont mous (surtout sans le son), et le découpage semble être à l’avenant, avec des cadrages un peu trop serrés à mon gout ou trop larges. Cela dit, l’approche « réaliste » d’un combat mano à mano (entre deux pratiquant de « close combat »…en fait du JJB et du pugilat- ou droite gauche dans la face-), l’ambiance nocturne et la pluie, rendent ce combat plutôt graphique et vraiment novateur pour l’époque.

  • Rafik

    sam 14 mar 2009 14:15

    sarrio : je veux bien admettre que ce combat chorégraphié par Gracie ait pu avoir de la gueule sur le plateau, d'un point de vue "réaliste". Maintenant, lorsque tu découvres à quelques semaines d'intervalle le final de Police Story et celui de L'Arme Fatale, t'as un peu l'impression d'être passé d'un concours de break dance à une partie de bingo dans un hospice.
    Tiens enchaîne ça :
    http://www.youtube.com/watch?v=lJ2Z8pGWmmg
    et ça :
    http://www.youtube.com/watch?v=PnSHQHXvaTU

    (ha oui, la musique de Michael Kamen est mieux par contre )

    clement : The Host est un très bon exemple. A une période où le cinéma coréen se voit très bien soutenu par la critique française, ce film-ci lui passe un peu sous le nez et le public est absent. Personnellement, je crois qu'une des raisons est que The Host ne "fait pas de pied". Le film offre plusieurs niveaux de lecture mais il se distingue (amha) du reste de la production de l'époque par son caractère éminemment "populaire"
    tiens d'ailleurs, ça me rappelle mon papier fait à Cannes dans la foulée de la projo :
    http://www.dvdrama.com/news-15725-cine-the-host.php

  • sarrio

    ven 13 mar 2009 22:17

    Raf, mis a part le filmage de Donner, le fight de l'arme fatale 1 a de vraies qualités martiales et graphiques...une info qui montre son avance sur temps, le chorégraphe a pour nom Rorion Gracie, l'un des fondateur avec J Milius des UFC en 92...Un événement qui a révolutionné la pratique des sports de combats et les arts martiaux dans le monde.
    Ado, en voyant ce fight, je me souviens savoir avoir eu de belles sensations.
    Ce combat est un classique !

  • clément

    ven 13 mar 2009 15:04

    pfff ! t'façon, la critique elle s'en tape la nouille des "asiatiques". Faut voir déjà le nombre de gens qui pensent que tony jaa il est chinois ou japonais, et que Old Boy c'est un film hong kongais. quand est-ce qu'on verra en france (et ailleurs) le même enthousiasme pour eeichii kudo, kihachi okamoto et masaki kobayashi ou kenji misumi que pour les westerns à papa de andre de toth et de nicholas ray ? foutre ! pourquoi the host ne fait que 160 000 en entrées en france quand il en fait 14 millions en corée ? Pourquoi 90% des gens passent à côté d'un cinéma qui représente 50 à 60% du cinéma mondial (en quantité et en qualité) ? allez savoir.
    Sinon, très bel article (et très drôle en plus, parce qu'il fait bon rire aussi, la critique l'oublie souvent)...