Pour toute la famille  (Articles) posté le mercredi 25 février 2009 16:48

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Comme le faisait remarquer je sais plus qui, les sociétés démocratiques surveillent de beaucoup plus près le monde de la fiction plutôt que celui de l’information. Il y a en effet des commissions de classification pour les films, pour les pièces, les bédés ou les jeux vidéo, mais pas pour le flux, parfois dangereusement irresponsable, craché par les news de toutes sortes (tiens ça serait marrant une signalétique, en bas d’écran du journal de 20h, qui indique des trucs comme «vrai», «faux», «tordu», «orienté», «léchage de botte», «publi-rédactionnel»etc.) . Qu’on lui donne, selon les époques, le nom de Censure, de Commission de classification ou d’organisme de surveillance, c’est toujours au nom de la jeunesse et de l’enfance, supposée «fragile», que s’exerce cette pression jamais démentie sur la fiction. Or la classification de ce qui est «déconseillé aux enfants» (on n’ose plus utiliser le mot «interdit» même s’il est effectif) se fait, qu’on le veuille ou non, selon les critères du monde des adultes, qui correspondent toujours à des particularismes sociologiques, à l’idéologie dominante de l’instant.
Je ne vais pas tenter d’élaborer autour de ce sujet complexe mais juste m’attarder sur les ratés d’un tel système. S’il y a d’un côté pas mal de films «déconseillés aux enfants» dont on cherche encore à comprendre ce qu’ils ont de déstabilisant pour les plus jeunes, il y a aussi quelques films et programmes unanimement considérés comme des trucs pour gosses et qui pourtant n’ont pas manqué de traumatiser une bonne tripotée de lardons lors de leurs diffusions.

L’extrait d’ouverture de cet article, par exemple, est tiré du film Watership Down, un programme régulier des télévisions américaines et anglaises durant les fêtes de fin d’année. On est bien d’accord que c’est du tichoux tout plein à regarder avec bibi sur les genoux qui sirote son chocolat chaud, non ?

Et c’est là qu’on réalise le truc qui fâche : au fond, une énorme partie du travail de censure (appelons les choses par leur nom) se fait sur la base de réflexes conditionnés qui ont trait à la forme. Ici nous avons affaire à des lapinous dans un dessin animé. C’est mignon les lapinous ; c’est joli l’animation.

Voilà ce qui prime ; les images et les réflexes qui leur sont associés chez l’adulte. C’est ce qui va déterminer l’état d’esprit de celui à qui l’on demande de classer cette œuvre pour faire économiser du temps aux autres parents. Ce que racontent ces images ne sera jugé que dans le sillage de ce qu’elles ont prioritairement évoqué. Face à une Kalachnikov rose, avec des petits cœurs et des petits cochonous dessinés partout dessus, il faudra quelques secondes supplémentaire d’attention pour que l’adulte dépasse son conditionnement et réalise qu’il a d’abord affaire à une arme à feu. Sauf que pour le gamin, ces réflexes ne sont pas encore conditionnés (le tout petit ne verra que les cochonous, pas l’arme à feu). Et si la qualité de l’image dans un programme de fiction (colorée, animée) participe de la séduction immédiate, leur impact sera surtout déterminé par ce que racontent ces images.

Bref, si vous avez l’âme sadique ainsi qu’un petit frère ou petite sœur, c’est le moment de lui faire goûter à ce blog puisque les extraits que je vous propose ci-dessous ont été jugés «adaptés» à une saine vision en famille.


A.I. Artificial Intelligence
A l’époque de sa sortie en salle, les commissions de classification norvégiennes et finlandaises ont interdit A.I. aux moins de 15 ans, ce qui avait beaucoup fait rire les chroniqueurs ciné d’Europe de l’Ouest et des USA. La Suède et la Suisse avaient failli en faire autant avant de céder à l’argument imparable du «m’enfin les gars ! C’est un ‘tit n’enfant avec un ‘tit nounours !». Tout public en France, déconseillé aux moins de 7 ans en Espagne, PG-13 aux USA (ce qui équivaut à tout public sauf religieux intégristes) ; comment ne pas considérer qu’en dehors des nordiques, préoccupés par le sens du film, à peu près tous les adultes censeurs du monde en étaient restés à leurs réflexes conditionnés ? Oublions deux secondes le nounours et la photo lissée-soft de Kaminski et admirons le sens des images : il y a dans A.I. un gamin qui pénètre dans la chambre de sa mère lorsqu’elle dort, avec une paire de ciseaux à la main ; il y a dans A.I. un enfant qui se fait décapiter ; il y a dans A.I. une nounou qui se fait liquéfier le visage à l’acide ; des médecins qui plongent leur main dans le ventre d’un môme humilié pour en extraire des épinards. Mais surtout, surtout, il y a dans A.I. la séquence dite de «l’abandon en forêt», où une mère ignore les pleurs et les suppliques d’un enfant, le jette au sol et l’abandonne dans les bois en fuyant dans sa voiture (à partir de 7mn30 sur la vidéo). Faut peut-être pas avoir fait huit ans de psycho-socio pour vaguement deviner qu’une telle séquence affectera immanquablement n’importe quel môme (elle n’aurait absolument pas le même impact si elle était lue et non vue). Et c’est bien cette séquence qui a fait bondir, à juste titre, les norvégiens et finlandais. Partout ailleurs, on en est resté au mignon tout plein.


Le Triangle du diable
Ce téléfilm de Sutton Roley avec Kim Novak et Doug McClure fut diffusé en prime-time en 1975 sur les chaînes américaines. La chaîne TF1 décida, elle, de le diffuser le dimanche après-midi à 18h, dans un créneau horaire reconnu comme étant spécifiquement celui des enfants et des programmes familiaux. Certes, il y avait le mot «diable» dans le titre, mais pas de Linda Blair, pas de vomi et pas d’exorciste ; c’est donc que ça devait convenir à tout le monde.
Le film se déroule dans le Triangle des Bermudes et met en scène des individus possédés tour à tour par un diable adepte du harponnage et du lynchage. Après moult zigouillages très graphiques, le spectateur réalise, dans la scène finale, que c’est l’héroïne elle-même qui est possédée par le diable. Le quart des gamins de France était devant l’écran ce jour-là. Résultat : pendant près de vingt ans, Jean-Pierre Putters, encyclopédie du film d’horreur, recevait chaque semaine des lettres qui débutaient par : «Bonjour, je recherche le titre d’un téléfilm américain qui m’a effrayé/flippé/traumatisé ma race un dimanche après-midi…»


Oz, un monde extraordinaire
Durant les années 80, le studio Disney est en crise. Afin de se repositionner en tant que label incontournable du film familial, les cadres acquièrent les droits de l’œuvre littéraire de L. Frank Baum et se proposent d’adapter la suite directe du Magicien d’Oz. La comédie musicale de 1939, avec Judy Garland, est une sorte d’institution familiale aux Etats-Unis et elle compte parmi les rares œuvres archi-multi-diffusées durant les fêtes de Noël. Sa suite directe a donc la couleur d’un triomphe assuré. Seulement, tous les directeurs marketing s’accordent à dire que la comédie musicale est un genre définitivement mort. Qu’à cela ne tienne, ce Retour à Oz sera adapté sous une forme «réaliste». Exit les numéros chantés et les décors technicolor en plastoc de la MGM ! Place à la magie des effets spéciaux et aux décors crédibles ! Pour s’assurer une finition digne des 80’s, le studio confie le projet à deux ex de George Lucas, à savoir le producteur Gary Kurtz (mon pote) et le réalisateur-monteur-sound-designer Walter Murch.
Malgré un tournage long et problématique, personne ne semble dans le studio réaliser un petit point qui va s’avérer déterminant : à savoir que le côté totalement factice de la célèbre comédie musicale de la MGM avait peut-être une fonction cachée. En effet, l’œuvre littéraire de L. Frank Baum, comme toutes les bonnes œuvres pour enfants, traite sur un mode féerique de sujets fortement déstabilisants, voire terrifiants. La saga Oz parle des pulsions qui s’expriment au grand jour à travers l’imaginaire et son jeu des illusions. Il y est question, entre autres, d’asociabilité, de folie, de mensonge et de pulsion de mort. Or, si ces éléments graves agissent de façon sous-jacente lors d’une lecture, ils risquent de sauter au visage du spectateur une fois passés sous forme d’images. La comédie musicale de la MGM atténuait ces éléments agressifs (bien présents dans le film) par son imagerie factice. Le film de Walter Murch et Gary Kurtz les révèlera au grand jour. Le week-end de sortie du film, certains flashs d’infos font état de panique dans les salles et d’enfants qui courent vers la sortie. Des parents outrés témoignent à la caméra. Merci la promo ! Return to Oz sera un échec financier cuisant. Des années plus tard, les gamins traumatisés réclameront à grand cri de pouvoir revoir ce film, poussant l’éditeur DVD geek Anchor Bay à acquérir le titre auprès d’un Disney toujours embarrassé par le produit.

Note : le son de ces deux vidéos semble désynchronisé

Bienvenue dans l’ère de l’électricité
A force de l’entendre fabuler sur l’existence d’un monde parallèle et merveilleux, la famille de Dorothy finit par s’inquiéter de sa santé mentale et l’amène là où l’on traitait ce genre de cas à l’époque : l’asile psychiatrique. Ici le gentil monsieur barbu présente à la gamine un appareil électrique qui guérit les vilaines pensées : «Cet appareil a un visage. Voici ses yeux ; ici son nez ; et ça doit être…» Et Dorothy de lui répondre : «Ca va faire mal ?»
Je mets au défi quiconque de me prouver que, à partir de 5 mn 30 dans ce clip, nous sommes toujours dans le cadre d’un film familial sans conséquence.

 

Visite de la galerie
La méchante et coquette Reine du livre de L. Frank Baum change régulièrement de tête, c’est-à-dire littéralement ! Aussi, quand Dorothy doit aller chiper une clé dans son salon de beauté, elle doit faire attention à ne pas réveiller les multiples têtes qui y dorment. Le genre de scène sublime quand t’as six ans !


Les Trois vies de Thomasina
Studio Disney toujours qui, dans les années 60, se lança dans une série de films où chiens et chats tenaient le rôle principal et parlaient en voix-off. Le grand représentant du genre sera L’Espion aux pattes de velours, gros succès de 1965. Mais deux ans auparavant, le studio avait fait paraître The Three Lives of Thomasina, réalisé par le sympathique Don Chaffey et basé sur une nouvelle (déjà pas piquée des schizos) où une chatte se prenait pour un Dieu. Comme tous les enfants le savent, les chats ont plusieurs vies. Souvent, les enfants savent aussi que les chats étaient divinisés par l’Egypte antique. Peut-être même qu’ils savent que l’Egypte antique portait un intérêt tout particulier à la question de la Mort. N’empêche, les enfants, même quand ils savent des choses, ils n’ont peut-être pas super envie de les voir prendre vie à l’écran.
A l’époque, le New York Times avait recommandé ce film "pour les plus petites filles". On sait d’où elles viennent maintenant, toutes les névrosées des années 80 qui se sont mises à l’aérobic par peur de mourir !


Ernest et son doppelganger
Jim Henson, créateur de 1 rue Sésame et du Muppet Show, avait une intuition étonnante pour trouver des concepts parfaitement adaptés à l’enfance et à la petite enfance (un vampire qui vous apprend à compter ? Je sais même pas comment ça marche mais en tous cas ça a sérieusement marché, aux USA du moins). Seulement, Henson ne pouvait pas superviser absolument tous ses programmes, et cette aventure de Bart et Ernest a du lui passer sous le nez. Sur le papier, rien de déroutant : les deux héros jouent les égyptologues et tombent sur des momies facétieuses qui leur ressemblent étonnamment. Mais si un fantasticologue avait été consulté, il aurait pu expliquer aux équipes que le sosie au regard fixe qui vient vous surprendre, ça s’appelle un Doppelganger, et que c’est l’augure de votre mort prochaine ; bref un puissant symbole qui va chercher dans des terreurs bien enfouies dans la psyché.
L’extrait ne risque pas de vous dérouter, voire même il pourra vous ennuyer profondément. Mais sur une portion non négligeable de petites têtes blondes, c’est le cauchemar nocturne assuré ! Suite à des plaintes de parents (qui ne comprenaient rien à l’affaire mais ont quand même passé une sale nuit) le studio Henson a du refaire le montage et le mixage du sketch.


Le bad trip de Wonka
Johnny Depp et Tim Burton auront beau essayer de toutes leurs forces, pour beaucoup d’américains, Willy Wonka c’est Gene Wilder et pis c’est tout ! Bien que le film de Mel Stuart sorti en 1971 soit loin d’être un modèle cinématographique, il eut la présence d’esprit (contrairement au Burton) de garder intacte l’aura dérangeante et dérangée de Willy Wonka. En témoigne cet extrait psychédélique en diable, qui fait régulièrement hurler de flip les gamins, et les ramène des années plus tard vers le film avec la nostalgie des anciennes peurs maîtrisées. Sinon, le top, ç’aurait été de mettre en fond sonore la chanson des Beatles aux initiales parfaitement adaptées : Lucy in the Sky with Diamonds.


Large Marge
Si l’affaire de Paul Rubens, surpris en train de se masturber dans un cinéma porno, a fait autant de bruit aux Etats-Unis, c’est que son show télévisé, le Pee Wee’s Playhouse, était clairement devenu l’émission favorite des gamins tout en gênant confusément leurs parents (ben ouais, Pee Wee, c’est quand même un peu une grande tata avec un look electro-wave à la Klaus Nomi. Mais ça le ptit Kevin il s’en fout). Les adultes furent donc trop heureux de pouvoir se déchaîner sur le comique le moment venu. En attendant, le film de Tim Burton Pee Wee’s Big Adventure, sorti bien avant le scandale, fut plutôt bien accueilli par tout le monde… à l’exception de quelques gamins. En effet, la scène dite de "Large Marge", pourtant d’apparence inoffensive, parvint à distiller un je ne sais quoi de colique néphrétique, pas seulement pour son effet choc (à 1mn20) mais aussi pour toute une ambiance héritée du thriller et dont les mômes n’étaient pas coutumiers.


Le rapport à son corps selon Poltergeist
Oui, je sais. Vous allez me dire que Poltergeist n’est pas un film pour toute la famille ! Mais je vous rappelle qu’on parle ici de la classification et de ce qu’elle est censée suggérer. Poltergeist est sorti à une époque où le PG-13 (déconseillé au moins de 13 ans) n’existait pas, et la première réaction de la MPAA fut de le classer R (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés). Spielberg et la MGM trouvèrent le verdict un peu dur. Et comme la MPAA est financée par les grands studios, elle n’hésite pas à baisser son froc quand on sait la convaincre. Résultat : en vertu du merveilleux E.T. qui était sorti la même année, la MPAA finit par conclure que la mention «R» ne collait pas avec le nom «Spielberg» et retira le sigle infamant. Automatiquement, Poltergeist devenait un film tout public, diffusable en prime-time. Tout aussi drôle : le film fut interdit aux moins de 18 ans dans les salles françaises, mais ceci n’empêcha pas la chaîne FR3 de le diffuser à 20h30 sans aucune signalétique ou avertissement (bicoz Spielberg, E.T., tout ça). Voici donc ce que n’importe quel bambin, français ou américain, a pu découvrir sur son téléviseur, à plat ventre et en pyjama tout en dégustant sa vache qui rit (le passage à partir de 1mn30 est sublime !)


 

Discutez de cet article sur le forum. Et n’hésitez pas à confesser vos propres traumatismes cinématographiques d’enfance

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Rafik Djoumi

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Tous les commentaires de l'article:
Pour toute la famille

  • Bystra-woda

    jeu 10 sep 2009 22:42

    Passionnant ce blog,bravo!
    Mais le lien que vous nous avez mis n'existe plus...

  • Rafik

    ven 27 fév 2009 17:14

    Fredator : (être un "grand auteur" reconnu de la critique fait-il mieux passer certaines choses aux yeux de certains?)

    La vérité est encore plus scandaleuse. Il ne s'agit pas tant de l'identité de l'auteur que de la classe sociale à laquelle appartient le public ! On estime qu'un "film d'auteur" sera vu par un public alerte et éduqué (c-a-d bourgeois) là où un film d'action ou d'horreur sera vu par ces cons de rmistes qui vivent dans des caravanes. Et la classification des mêmes éléments change du tout au tout.

    Ainsi : ppartouze avec gros plans de pénis entrant dans des vagins dans un film de Lars Von Trier = interdit aux moins de 12 ans.

    gros plan de pénis entrant dans un vagin, dans un revenge-movie réalisé par une actrice porno connue de la France d'en bas : interdit aux moins de 18 ans (avec demande insistante pour un classement X)

    et on pourrait multiplier les exemples (Gaspar Noe m'avait expliqué pourquoi il était bien "mieux traité" que son ami Jan Kounen; et que ça tenait uniquement à leur public respectif supposé)

  • Yann

    ven 27 fév 2009 15:23

    Exemple parfait de l'association image/sens chez l'adulte. Je suis tombé sur "ça" (dont les qualités artistiques sont plus que discutables) un jour et j'ai toujours associé les clowns a des tueurs d'enfants. Ma mère m'a raconté que je hurlais de terreur face aux pubs McDo !
    Autres cauchemars d'enfants : La mouche (mélange de fascination et de dégoût) Gremlins, et Poltergeist (où l'on voit un clown peluche étrangler un gamin... Tiens donc..)
    Résultat, les trois films cités sont dans mon TOP 100 (voir TOP 10 pour La Mouche et Gremlins).

  • Fredator

    ven 27 fév 2009 01:39

    Ces dernières années, il y a eu quelques anomalies étranges avec la classification de certains films.

    Dans "Caché", un type s'ouvre la gorge sans crier gare et asperge de sang le mur derrière lui. Résultat: film classé tout public. (être un "grand auteur" reconnu de la critique fait-il mieux passer certaines choses aux yeux de certains?)

    Hot Fuzz: un type se fait défoncer la tête par un bloc de pierre balancé du haut d'une église, dans un effet bien gorasse qui a estomaqué l'amateur pourtant rodé de films d'horreur que je suis. ->> Film tout public, même pas un message d'avertissement, ne serait-ce que pour signaler que ce film contient également quelques têtes coupées. (les types de la commission se sont-ils arrêtés au genre du film?)

    Gremlins 1 et 2, considérés par les censeurs comme des films familiaux, au point d'avoir été diffusés cet hiver sur Gulli !

    (d'autres exemples d'abérations de ce type?)

  • Lord Galéan

    jeu 26 fév 2009 19:58

    je dois être norvégeo-filandais lol parce que A.I m'a toujours beaucoup choqué, en particulier cette scène, la première fois que je l'ai vu, à 23 ans, je pleurais et je tremblais quand elle l'abandonne et ça me le refait toujours. Plus des frissons sur les scènes dont tu parles ensuite. Et puis c'est pas ça le pire, à la fin, on a carrément David qui dort avec sa maman ( enfin une recréation du souvenir de sa maman qui ne l'est pas d'ailleurs sa maman, et c'est même pas sur que la recréation soit effective aussi, bref, je crois pas qu'on puisse faire plus glauque.

  • Erèbe

    jeu 26 fév 2009 16:48

    -Comme Bishop72230 , le fin de Roger Rabbit
    -L'attaque du T-rex dans Jurassic Park
    -La bataille entre le cyclope et le dragon dans le 7ème voyage de Simba
    -Le première partie du téléfilm "ça " avec Tim Curry
    - La transformation du chien dans The thing

  • Bishop72230 mailto

    jeu 26 fév 2009 13:44

    -Le Dracula de Coppola à 7 ans : ça s'est terminé en vomissures sur la moquette...
    -La fin de Roger Rabbit, où le juge Doom révèle son vrai visage.
    -La fin de Batman le défi, où l'on voit les restes de Christopher Walken.
    -La mort de Mufasa dans le Roi Lion...traumatisant !

  • Galactus mailto

    jeu 26 fév 2009 02:12

    2 très gros chocs enfantins de mon côté :
    vers 6 ou 7 ans :
    - la mise à mort du Lion, rasé et humilié dans le dessin animé " Le Lion et la Sorcière Blanche", tome 2 des Chroniques de Narnia. Je suis allé voir le film rien que pour voir comment ils avaient adapté cette scène... j'ai été plus que déçu !

    vers 10 ans :
    - la fin de l'Homme qui voulut être roi. La scène du pont et puis le dévoilement du crâne de Sean Connery. brrrrr ! impossible de bien dormir après ce film d'aventure familial !
    Et bien sûr le DVD du film est l'un de ceux qui passent le plus dans ma platine.

  • brotch mailto

    jeu 26 fév 2009 01:22

    Mes seuls traumatismes sont : Akira à 7 ans, en 93. Les images des mutations de Testuo sont à jamais gravées dans ma mémoire. Et pis un genre de dessin animé en pâte à modelé ultra malsain, où il y avait un personnage super beau en forme de lune qui se faisait souillé dans du goudron... je sais pas pourquoi mais c'était ultra glauque.

    J'imagines vraiment pas un gamin de moins de 10 ans devant Poltergeist... C'est un truc à en faire un psychopate.

  • Bob

    jeu 26 fév 2009 00:59

    Beetlejuice, la scène où Beetlejuice fait peur à la famille transformé en serpent... Les yeux que Burton lui avait fait m'ont vraiment donné des cauchemars!