Mise à
jour et correction du Dimanche 23 novembre :
Voilà qui m'apprendra à m'emballer et à embrayer sans prudence;
l'auteur des dessins sur cette page (auquel j'avais d'ailleurs
attribué un mauvais nom) s'est apparemment manifesté sur des sites
américains en réfutant que ces dessins soient ceux des Na'vi de
Avatar. Voici un partie de ses propos
:
"Je suis Jonay Bacallado, l'auteur des
images. Elles font partie de mon travail personnel et n'ont rien à
voir avec le design final du film. L'interview du site
www.plansiete.com va également être retirée, car j'en ai parlé avec
les responsables du programme; les informations qui y sont données
ne sont pas précises et cela peut prêter à confusion (…) ces
images ont été récupérées sur mon site personnel et ceux qui
m’ont interviewé ont considéré qu’il s’agissait
là des vrais concepts et designs du film, mais ce n’est pas
le cas. (…) le design des personnages a été fait par une
autre équipe et je n’ai été mêlé qu’aux questions de
costumes. (…) Tout ceci pourrait me valoir des
problèmes, et ce sans raison, car ceci n’est PAS LE CONCEPT
ART D’AVATAR."
Ceci a le mérite d’être clair. Considérons donc que ces
designs ne sont PAS ceux du film mais des créations toute
personnelles...
(...)
... mouais bon d'accord. Reste qu’il est
assez peu courant de s’adonner à un travail tout personnel en
mettant des notes en bas de page qui ressemblent furieusement à
celles d’un projet en pré-production. Et il est encore moins
courant de donner des interviews à la télé, en expliquant à quel
point il est difficile de créer des dessins en respectant les
directives de James Cameron, si ces dessins sont censés être juste
des créations personnelles ! Si Bacallado n’a fait que
travailler sur les costumes des Na’vi, cela ferait tout de
même de ces dessins des dessins officiels. Donc méfiance, prudence,
pas d’emballement, blabla tout ça, n’empêche que les
propos du jeune homme ressemblent à ceux de quelqu’un qui
s’est fait grave engueuler au téléphone et que le "Tout
ceci pourrait me valoir des problèmes" sonne comme une
déclaration tout à fait sincère.

Donc rien ne confirme encore qu’il s’agit du look
définitif des Na'vi. Par contre, plusieurs détails sur ces dessins
renvoient à des concepts particuliers au film. Et en tous premier
lieu les "cheveux". SPOILER les
Na’vi étant censés communiquer avec les animaux à
l’aide de ces "cheveux", les animaux étant, eux, capables de
communiquer avec les plantes. FIN SPOILER
Autre particularité intéressant : la queue.
Contrairement au dessin vu cet été, la queue de ce Na’vi ne semble pas émaner de son corps mais de son armure, renforçant l’idée d’une race qui communique avec l'environnement en émulant ses caractéristiques.
Vous noterez également une forme serpentine rattachée à
l’arme de cette demoiselle. Là aussi, on pourrait sentir
poindre de l'organique même si ce détail est entouré d'un halo de
mystère dénué d'indices.
Enfin, le haut de la cage thoracique du personnage est frappé
d’une sorte de sigle qui ne semble pas appartenir à son
armure et qui pourrait participer des multiples éléments
symbiotiques qui jouent une place prépondérante dans
l’intrigue du film.
Ce ne sont là évidemment que des suppositions
geeko-divagatoires, faites de recoupements entre la lecture du
traitement original d’il y a dix ans et une photo volée du
plateau de performance capture (qui elle aussi a, curieusement, peu
circulé). La photo montre certains comédiens interagir avec des
chevaux SPOILER les Na’vi étant
d’une taille approximative de 2m50, ils chevauchent des
montures qui leur sont adaptées FIN SPOILER. Un
agrandissement permet de repérer au fond un figurant qui pourrait
être un "stand in" de Na’vi. Un autre agrandissement révèle
sur le moniteur de contrôle une silhouette de Na’vi, qui
s'avère effectivement assez proche du design ici présent.
(j'ai entouré de petits halos rouges les parties
agrandies)

Quoiqu’il en soit, tous les délires prospectifs faits autour du nouveau film de James Cameron se heurtent tôt ou tard à une donnée incontournable : la relative virtualité d’un projet qui ne prendra forme qu’en fin de production.
Car en plus des multiples séquences filmées devant des
green screen gigantissimes, et qui laissent présager d’un
travail phénoménal de compositing, malgré la construction de décors
et vaisseaux en dur que la rumeur affirme ultra-détaillés (certains
ont décrit des transporteurs de troupe appelant vaguement ceux de
Battlestar Galactica mais en version Méga
King Size !) il reste au bout du compte impossible pour les espions
geekologues que nous sommes de prévisualiser ce que donnera
l’intense travail de performance capture de Jim
Cameron.
Spielberg et Jackson, futurs maîtres d’œuvre de
Tintin, ont assuré que Jim avait apporté
des modifications démentes au système initié par Robert Zemeckis.
Et la nature même de la performance capture, la souplesse de
travail et de composition qu’elle permet, interdit à
n’importe quel espion présent sur le plateau de savoir au
juste à quoi ressemblera le film qui se tourne.
Aussi, pour ceux dont la lanterne n’a pas encore été éclairée
(et il y en a beaucoup) quant à cette nouvelle méthode de travail;
pour ceux qui ont lu le tout premier texte de ce blog sans forcément
voir où je voulais en venir; ‘fin bref pour tous ceux que
cela intéresse, je me suis fendu d’une nouvelle tentative
d’explication de ce qu’est la performance capture et en
quoi elle représente, sans exagération, une révolution. Un texte
que j’espère plus abordable que mes précédentes
démonstrations. A vous de voir.
Lire le texte : Tintin et la performance
capture.
Rafik Djoumi
Discuter de cet article sur le forum de
Rafik











Bugs Bunny 8s
lun. 15 avril 2013 09:12