Hellboy II  (News) posté le mercredi 29 octobre 2008 16:49

guillermo del toro, hellboy ii, les légions d'or maudites, the golden army

 

Cette semaine, vous allez voir (ou revoir) Hellboy II, the Golden Army en salle. Parce que c'est un film qui a été conçu pour l'écran géant panoramique et le dolby digital SE-Ex Sdds DTS 18.1 hq.

Si aucune salle dans votre région ne propose le film dans ces conditions de projection et surtout dans sa langue d'origine, vous prendrez la voiture ou le train afin de voir (ou revoir) Hellboy II en v.o.s.t. Et une fois que vous aurez vu (ou revu) cet énorme cadeau fait à tous les geeks de la planète, alors vous pourrez éventuellement, pour entretenir le souvenir, feuilleter les quelques articles ci-dessous que j'ai rédigé autour de cette joie filmique.


 

 

Interview avec Maître Del Toro


Première partie : Le Choix et les règles


Deuxième partie : Correspondances et Philosophie de la magie


Le Salon des motifs

images et symboles récurrents

 


La Vision de l'artiste

assurer son indépendance en terre hollywoodienne

 

La Troupe (Perlman, Doug Jones, Cuaron, Navarro, DDT)
pour ceux qui se poseraient la question, je n'y parle pas de Marco Beltrami parce que je ne sais pas s'ils travailleront à nouveau ensemble


Avis à chaud
j'insiste sur ce terme; ceci n'est pas une critique mais un texte rédigé en sortie de salle


Des Effets spéciaux en or
c'est un article de l'ami Julien, qui a eu la chance de visiter la post-prod à Londres

 


et merci à Reda pour ses mises à jour {#}


Rafik Djoumi

 


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Tous les commentaires de l'article:
Hellboy II

  • Reda

    ven 28 nov 2008 09:54

    et celui d'hier que j'avais pas vu
    http://www.dvdrama.com/news-30482-parisfx-l-animation-dans-tous-ses-etats.php

    (désolé pour le crosspost)

  • Reda

    ven 28 nov 2008 09:28

    Allez je le remt ici aussi

    http://www.dvdrama.com/news-30509-parisfx-les-effets-speciaux-visuels.php

  • Dabdas

    sam 22 nov 2008 00:33

    Merci pour ce déferlement d'articles! Ceux-ci, ainsi que les commentaires, donnent illico envie de se replonger dans l'univers de Del Toro!

  • Richard mailto

    mar 11 nov 2008 00:58

    Je ne peux pas lire votre réponse, Je ne possède pas de compte de courrier électronique sur mon mac car cet ordinateur m'a été donné ou alors je ne sais pas le créer. Pourriez vous me l'envoyer sur mon adresse mail.

  • Eglantine

    lun 10 nov 2008 22:16

    Michael par hasard t'a jeté un coup d'oeil sur le forum Dvdclassik ?

  • Michael

    lun 10 nov 2008 19:40

    J'allais oublié en parlant de symboles :

    «MK: That's clearly the root of the fairytales that later influenced Pan's Labyrinth. There was a book that came out at the turn of the last century that stripped back the fairytales to their original sources. What was that?

    GdT: It was called The Science of Fairytale and it's a really interesting 19th century book that systematises - without a particular agenda, which is what troubles me about the psychosexual or megamythic approaches to mythology, which seemed to me to have an agenda; they needed to prove a point. But this guy just did a really studious and thorough systematisation of mythology from throughout the world, not just fairytales but also oral traditions and the heroic narrative. It talks about Inuit mythology and Indian mythology, from everywhere, and finds the common thread, without the desire to prove that there is a single hero with a thousand faces. It's more open than that. »

    (entretien Del Toro par The Guardian - 2006
    http://www.guardian.co.uk/film/2006/nov/21/guardianinterviewsatbfisouthbank )

  • Michael

    lun 10 nov 2008 19:32

    Rafik : Alors je ne te rassure pas ! C'est la magie d'internet.

    Jorje : Il me semble que Le Labyrinthe de Pan a été majoritairement compris selon le mode "l'imaginaire est une porte de sortie à l'horrible réalité", en tout cas j'ai pas le souvenir d'avoir lu souvent des personnes insistant sur le statut de princesse d'Ofelia (qui dit princesse, dit porteuse de Lumière), de ses 3 passages/épreuves...

    Le dialogue s'avère plutôt difficile quand il s'agit de pointer ces éléments, ils sont rejetés car "tirés par les cheveux" pourtant c'est texto dans le film. Pareil pour Del Toro qui devient une simple "machine à geek à la mode". Je cherche pas à le mettre sur un pied d'estal, mais suffit de lire un de ses entretiens pour comprendre que c'est pas Zack Snyder, ou Monsieur Dante 01.

    Tu dis "Pas étonnant que Hellboy ne leur parle pas", je suis pas si sûr que ça. Je me dis que le film est parsemé de symboles divers (mais essentiels) qui doivent nous échapper (je parle pas de manipulation, attention). Dans quelle mesure, on peut ignorer volontairement notre ressenti ? Parce qu'avec tous les éléments, concrets-décryptés, certaines critiques négatives/violentes me semblent sur le fond être de la mauvaise foi (et je trouve au film quelques défauts mais derrière il y a quelque chose d'universel, de grand, de magique).

  • Jorje

    lun 10 nov 2008 17:07

    @ Michael : ce qui est dingue c'est que Del Toro sort juste avant Hellboy 2 un film que tous ces gens ont probablement aimé et compris comme traitant de la fonction de l'imaginaire (le film permet cette réception, effectivement intellectualisée et distanciée), et qu'ils sont incapables de faire le même cheminement, au sein d'une oeuvre qui pousse quand même très loin l'auto-citation (ce n'est pas une critique, hein, j'ai adoré Hellboy 2 peut-être encore davantage que tous les autres films de Del Toro) mais qui se situe toute entière dans un monde imaginaire, lui-même ayant différentes strates de "réalité" et de "fantaisie"...
    Cela veut dire que ces gens-là acceptent l'imaginaire quand on peut l'opposer au réel, voire le circonscrire, par une lecture psychologique (= le monde de Pan n'existe que dans la tête d'Ofelia), mais ne l'acceptent pas quand on leur impose son existence en tant que tel. Ils sont incapables de se mettre en position de recourir eux-mêmes à l'imaginaire. On peut alors se demander dans quelle mesure ils ont été ému par Le Labirynthe de Pan, s'ils ne l'ont regardé que "de l'extérieur"...

    Mais ces réactions ne m'étonnent pas. Hellboy 2 n'est pas un film largement fédérateur, il parle encore de la difficulté d'être accepté dans un monde qui ne nous reconnaît pas, et du refuge que peuvent constituer les autres mondes (avec Del Toro, on est tenté de parler de sous-mondes, mais ça peut sonner péjoratif). C'est un film qui montre clairement l'humanité et le monde "de surface" comme hostiles aux freaks. Ce rapport difficile au monde, qui engendre à mon avis un rapport particulier avec l'imaginaire, ne va pas forcément de soi. Il y a probablement des gens dans le désir et la faculté d'adaptation au monde est telle qu'ils n'ont pas ce recours à l'imaginaire comme refuge et n'arrivent pas à le considérer comme coexistant avec le réel sans un "bon" prétexte. Pas étonnant que Hellboy ne leur parle pas.
    Désolé si je déforme ou paraphrase tes propos, mais je sors du film et j'ai envie d'en parler, et je pense qu'Hellboy 2, hymne intègre à la marge, pas du tout consensuel, peut être inconfortablement reçu par un certain public. Je suis vraiment curieux de voir comment Del Toro compte conclure sa trilogie.

  • Rafik

    lun 10 nov 2008 13:42

    Michael : je vois tout à fait ce que tu veux dire, et je confirme.
    Et permets-moi de te dire que je suis impressionné par ta réactivité sur ton blog :-0
    Ton dernier texte était déjà prêt avant, rassure-moi

  • Michael

    lun 10 nov 2008 13:18

    Les critiques négatives du film sont intéréssantes à lire, ce qui revient le plus souvent c'est l'idée d'un imaginaire au service du rien, comme une grande illusion bernant les geeks allumés atteints du syndrome de Peter Pan.

    En plus d'être cynique, c'est paradoxal, on rejette l'imaginaire car absurde ou vide de sens mais on paye 8€ pour voir les aventures d'un démon rouge, de sa copine en chaleur, de son pote le poisson.

    Est-ce qu'aujourd'hui, l'importance de l'image aurait perturbé notre perception de l'imaginaire ? Dans les critiques, on dirait plus qu'on parle d'un Narnia que d'autre chose.

    À un niveau, j'ai l'impression que ces critiques d'un imaginaire vide se retournent contre elles, trop habituées à bouffer de la daube, elles font plus la différence avec quelque chose de complet - ou n'osent pas croire (j'allais dire qu'elles n'ont pas les références, mais ça me semble absurde, l'imaginaire n'est pas une question d'intellect, sinon il nous faudrait un bac+ X pour apprécier Peter Pan - et on sait tous qu'il n'y a que les enfants à pouvoir rejoindre le pays imaginaire).

    Il y a vraiment une distinction nette entre l'imaginaire et le réel. Les deux ne peuvent pas exister. J'ai même lu des avis où les personnes expliquaient qu'ils critiquaient "le film" mais pas le "Film", à savoir se limiter à une approche concrète sans prendre en compte les éléments de l'univers (ce qui revient à ignorer le film, les adultes savent se compliquer la vie pour se justifier ^^).

    Ou sinon, pour accepter l'imaginaire, j'ai vu qu'il y a ce besoin d'intellectualiser, de le raisonner. D'où la distance évoquée dans certaines critiques, l'imaginaire du film n'est pas directement lié au film (oui WTF!), c'est un complément qui comble l'univers, mais il n'est l'UNIVERS.

    De l'autre côté, ces mêmes critiques vont aller pondre des thèses sur un film dont "l'histoire" se déroule dans un lycée parisien des beaux quartiers, à l'univers inexistant mais réaliste.

    Alors forcément, si l'on se plonge dans un univers "imaginaire", que se laisse bercer par ces créatures, leur monde, on est un "geek" qui surinterprete le moindre des symboles. Triste époque...

    (et loin de moi l'idée d'insulter ces critiques)