French Flops of 2007 (Articles) posté le vendredi 22 février 2008 21:59

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Blog de rafik : Compagnon Geek, French Flops of 2007

 

Bon ça y est, on s’est bien foutu de la tronche des américains.

Puisqu’il s’agit de prouver qu’on a rien à leur envier, alors félicitons-nous maintenant de nos grosses gamelles et de notre embarras national. En France, en cas d’échec, on prend toujours soin de préciser qu’« un film c’est un prototype » ceci afin de rappeler aux moqueurs qu’on n’est pas là non plus pour vendre des boîtes de petits pois avec garantie de résultat. Aux Etats-Unis (où les films sont aussi des prototypes), en cas d’échec, on se tire dans les pattes, on se dénonce dans les médias, on décapite éventuellement les patrons et on couvre les réalisateurs de goudron et de plume pour les offrir au bûcher médiatique. A la rigueur ils ont une excuse puisque, là-bas, l’argent foutu en l’air ne leur reviendra pas et qu’il faut bien trouver des coupables. En France, on a cette chance incomparable qui fait que ceux qui ont lancé la production des films qu’on n’est pas allés voir sont aussi ceux qui choisiront les projets de l’année prochaine.

Aussi, comme j’ai confiance en l’avenir et que j’aime bien être serviable sous mes airs malicieux, j’ai converti les budgets français de l’euro au dollar, puis avec ma petite calculette j’ai passé quelques heures à réajuster ces dollars en fonction de l’inflation annuelle (calcul bien galère d’ailleurs). Tout ça pour débusquer dans le passé quelques films n'américains aux budgets strictement équivalents à nos flops français, et éventuellement montrer ce qu’il est possible de faire avec ces sommes. Juste histoire de…

 

Bien que ça ne me fasse pas plaisir, on commence cette liste, forcément, avec celui dont tout le monde cause :

 

Sa Majesté Minor de Jean Jacques Annaud

Budget : 30 430 000 euros

138 270 entrées

497 copies

Bon, on ne va pas continuer à jouer les pleureuses. Il faut se faire une raison : l’empreinte du christianisme a définitivement balayé la culture 'hérétique' de l’antiquité, et les méditerranéens que nous sommes ont enterré bien au fond du jardin tout système de pensée et toute cosmogonie soigneusement léguée par leurs aïeux. Que le film d’Annaud puisse indifférer ou gêner le public, c’est une chose. Le projet du réalisateur, comme beaucoup de ses projets, se savait dès le départ risqué et pas forcément en phase avec les attentes de ses contemporains.

Mais les arguments qui ont servi à le dégommer à boulets rouges, ici et là, flanquent tout de même un peu la honte. Avec Le Labyrinthe de Pan (globalement bien accueilli à défaut d’être apprécié, au sens premier) les médias français avaient déjà donné toute la mesure de leur inculture dès qu’on osait dépasser le stade du catéchisme et remonter le temps. Le film d’Annaud, lui, s’est bouffé dans la face et l’inculture et la violence qui en découle à l’occasion.

Pour le coup, les chroniqueurs de notre pays se sont complètement emmêlé dans leur dictionnaire des synonymes, confondant allègrement grossièreté et vulgarité, paganisme et paillardise, Pasiphaé et zoophilie, truisme et truie, focalisant toute leur attention sur la présence à leurs yeux incongrue de phallus (quoi ? Vous voulez dire comme celui de Christian Slater dans Le Nom de la rose ?). Du coup, on ressent une certaine honte à lire les critiques américaines du film, qui pour le coup, malgré leur fréquente incompétence, ont poussé leurs études jusqu’à l’Université et savent manier le mot ‘hermétique’ avec un peu plus d’aisance.

(film au budget équivalent : La Guerre des étoiles)

 

 


 

 

Mais si l’on en croit Le Film Français, l’œuvre d’Annaud n’est pas la plus grosse gamelle de l’année en terme de budget/copies/spectateurs. Ce privilège reviendrait à :

 

La Vie intérieure de Martin Frost de Paul Auster

Budget : on murmure 3 500 000 euros, mais c’est pas sûr

Entrées : … chut !...

Comme tout le monde le sait, les écrivains sont tous des Jean Cocteau en puissance. Finalement, les livres, les films, tout ça c’est kif kif. Tu sais manier Word 6.0, tu sais manier une caméra et un banc de montage quoi.

Achtement à la mode il y a dix ans, Paul Auster s’est donc vu confier un budget avec lequel Kounen aurait pu tourner deux fois son Dobermann. Et comme certains de nos confrères sont conciliants avec les premiers films (sauf lorsqu’il s’agit de Dobermann), la véritable déception provoquée en projection de presse par le film austère d’Auster a été mise sur le compte de… son manque de moyens. Ben voyons.

La promo de La Vie intérieure de Martin Frost (à distinguer de Jack Frost, le bonhomme de neige qui te zigouille la vie de l’intérieur) a fait preuve d’honnêteté. Tout a été fait pour prévenir le spectateur de ce qui l’attendait, avec une affiche toute en séduction et en glamour : David Thewlis et Irène Jacob en pyjama ; une planche de bois faisant office de porte ; un fond blanc avec plein de mots indéchiffrables gribouillés dessus. Bref ça sent le Michael Bay.

Résultat des courses : 16 entrées le jour de sa sortie... oui… 16… pour tout le pays. Moins qu’à une seule séance de presse. Pour l’heure, cette co-production franco-américano-portugo-espagnole (ils s’y sont mis à plusieurs) a rapporté 121 000 euros sur le monde, de quoi s’acheter une maison de 4 pièces à Saint-Fargeau avec des vraies portes.

(film au budget équivalent : à priori, le Cronos de Guillermo Del Toro)

 

 

Le Deuxième Souffle d’Alain Corneau

Budget : 23 600 000 euros

493 255 entrées

586 copies

Le film manifestement en couleur d’Alain Corneau est devenu cette année le grand lauréat des Brutus d’or, une manifestation créée par des gars persuadés que les Razzie Awards témoignent d’un humour et d’un QI supérieur à 24.

Pas vu le film en couleur du père Corneau, mais j’ai cru comprendre, en lisant les avis ici et là, qu’il déclenchait des vagues de rire.

Est-ce dû à de l’indigence scénaristique digne d’un Philippe Garrel ? Des faux raccords à la Benoît Jacquot ? A l’équipe technique visible dans les reflets de vitre pendant 5 minutes comme dans les films de Manuel Poirier ? Non, non, c’est drôle parce que dans les scènes d’action, s’tu veux, il s’amuse à refaire John Woo. Ha bon… d’accord…

(film au budget équivalent : Le Parrain)

 

 

Souvenez-vous quand vous avez testé Photoshop la première fois

 

 

La Disparue de Deauville de Sophie Marceau

Budget : 4 500 000 euros

174 034 entrées

209 copies

Une succession d’intuitions géniales. Déjà, confier un thriller bien budgété à la réalisatrice de Parlez-moi d'amour, ça en impose. Et puis on connaît la rigueur et le sens du détail de la star, ses discours cannois en ont fait foi.

Ensuite, bazarder le truc sur un parc de salle équivalent à celui du dernier James Gray, ça témoigne d’une confiance certaine dans la saine concurrence entre thrillers.

Mais alors faire reposer cette entreprise itshecoquienne sur les épaules de Christophe Lambert, aujourd’hui en 2007!, c’est au-delà du fascinant. On touche à la poésie quelque part. A croire que les producteurs n’ont pas allumé un poste de télé ou même un PC depuis 1985.

Qui se chargera de leur expliquer qu’en terme de comiques populaires et charismatiques auprès du public français, Lambert a depuis longtemps atomisé Patrick Topaloff ou Jean Claude Van Damme et qu’il se hisse aujourd’hui au niveau d’un Jean Lefebvre ?

Pas encore vu le film sinon, mais ça ne saurait tarder, la bande annonce fleure bon le Mozinor

(film au budget équivalent : je suis pas spécialiste du florin hollandais, mais je crois tout de même qu'on explose ici Le Quatrième Homme de Paul Verhoeven)

 

 

Une Vieille maîtresse de Catherine Breillat

Budget : 7 000 000 d'euros

99 903 entrées

164 copies

Allons bon. Que se passe-t-il ? On ne soutient plus le symbole de l’intelligence et de la maturité française ? L’ambassadrice de notre culture provocatrice et anticonformiste ?

Non… ne me dîtes pas que la simple mention "film en costumes" a suffi à détourner de cette œuvre élégante tous les ardents défenseurs de Breillat, ceux qui savaient reconnaître les fantômes de Carné, Bunuel et Renoir à la vision d’une teub turgescente, Albert Camus dans le viol organisé d’une comédienne, ceux qui étaient en mesure de tirer le trait d’union entre "caca popo " et "Je pense donc je suis", qui ont toujours su que Derrida, Foucault ou Deleuze hé ben y faisaient rien qu’à emmener les filles au WC pour jouer au docteur ? Désertion. Ha les lâches !

Malgré des avis critiques qui continuent de féliciter la grande dame, de peur qu’elle ne leur casse la gueule à la récré, le public des villes a boudé, mécontent de ne pas retrouver là sa ration de Pialat Dorcel. Bon, j’arrête ici mes vilenies, sinon Mme Breillat risque de m’annoncer triomphante que, pour me punir, elle ne me fera jamais jouer dans ses films. Je rappelle juste que, au-delà des apparences, malgré l’éclairage foireux, la prise de son éthylique, les comédiennes venues des plateaux de télé qui semblent en être à leur première lecture, malgré l’inexistence de la perspective, le montage obtenu en appuyant à même le plateau sur le bouton Pause puis Rec, malgré l’étrange impression d'être tombé sur les programmes nocturnes de feu LaCinq dans un accès d'insomnie, il y a là, normalement à l’écran, quelque part, 7 millions d’euros subventionnés qui se baladent; de quoi acheter 636 942 poupées Barbie Princesse (c’est cool, on peut déchirer leur robe et leur dessiner une moule au feutre rouge) ou mieux encore, de quoi se payer 140 000 séances chez le psy.

(films au budget équivalent : Chambre avec vue de James Ivory… ou Saw 3 si vous préférez)

 

 

Chrysalis de Julien Leclercq

Budget : 8 700 000 euros

131 850 entrées

320 copies

On a parfois l’impression étrange que certains films sont produits juste pour nous faire fermer notre clapet ; comme le gamin qui pleure depuis des jours pour qu’on lui offre une Game Boy Advance et dont le père excédé finit par lui envoyer au visage une Jim Boy Advance fabriquée en Chine et vendue 8 euros dans un couloir de métro.

Après des années passées à réclamer, via presse, via Internet, de la SF bien de chez nous qui défouraille, Papa Gaumont ouvre son portefeuille, sort le cash et demande à un réalisateur de court qui a eu la bonne idée de frapper à toutes les portes : « Hé toi là. On me casse les oreilles avec ces histoires de ‘genre’. J’ai vu ton truc de cinq minutes. Tu me fais le même, mais en plus long. ».

Pas question de se faire la main sur de la petite prod’, de maîtriser pas à pas le format long. Non, on prend le gamin par le col et on le bazarde direct sur le machin à 320 copies qui va inonder le territoire. Personne pour encadrer ? Pour faire remarquer que le script est aussi engageant qu’un PM des 90’s ? que le pitch a été recopié à la va-vite dans un catalogue de Videofutur ? Non, personne.

Résultat, des gun-fights dans des couloirs avec impacts rajoutés en post-prod, du champ-contre-champ mâtiné de champ-contre-champ (avec parfois une articulation scénique et chorégraphique à base de champ-contre-champ) et des comédiens qui se démerdent comme ils peuvent sur fond blanc… ou gris… ou métallique. On n’a pas envie pourtant de taper sur Leclercq, malgré ses déclarations péremptoires et désordonnées en promo. On regrette juste qu’il n’ait pas mieux consulté ses DVD de Minority Report et de Gattaca, afin d’y découvrir que les deux personnages principaux de tout film de SF étaient le décor et le postulat scientifique. Que de fait, avec du design foireux et du postulat scientifique foireux, il allait droit dans le foireux (en champ-conter-champ).

Certes, on nous demandera de l’indulgence et de comparer ce qui est comparable, puisque Chrysalis n’a paraît-il pas les moyens d’envergure d’un film de SF hollywoodien. C’est vrai quoi. 8 700 000 euros, c’est seulement 13 000 000 de dollars. 13 millions de dollars d’aujourd’hui correspondent à 6 petits millions de 1981. Alors, franchement, je vous le demande, qu’est-ce qu’un américain pouvait faire comme film de SF en 1981 avec un pauvre budget de seulement 6 millions de dollars ? Hein ? Hein ? Bon.

(film au budget équivalent : New York 1997)

 

 

fond noir, fond blanc, fond ikea

 

 

La Chambre des morts de Alfred Lot

Budget : 6 110 000 euros

115 267 entrées

323 copies

Comme analyse pertinente et précise des tenants et aboutissants de cet échec, je propose la phrase suivante : « Je sais pas ce que c’est ».

(film au budget équivalent : French Connection)

 

 

Les Animaux amoureux de Laurent Charbonnier

Budget : 7 500 000 euros

85 782 entrées

400 copies.

Un documentaire avec des animaux qui se font des bisous sur de la jolie musique, ça vous dit ? 500 jours de tournage dans 16 pays différents, du matériel de pointe pour capturer l’instant magique, du mixage haute fidélité, le grand Philip Glass aux platines. Tout ça, ça douille Madame. Mais comme on est le pays de Microcosmos et du Peuple Migrateur, qui s’extasie sur les papouilles écolo mais se contrefout royalement des docs animaliers insensés d’Hugo Van Lawick, ça devrait le faire…

Mais non mec. Le public déjà bien croulant de Microcosmos a pris plus de dix ans dans les dents (ou ce qu’il en reste). Aujourd’hui c’est à peine s’il peut lever sa cuillère de soupe de tapioca jusqu’à la bouche. Alors mettre des kangourous en évidence sur l’affiche, je sais pas, ça fait exotique, ça fait dangereux, ça fait djeun de banlieue quoi. Moi si j’étais responsable marketing, j’aurais plutôt misé sur deux petits chatons qui jouent avec une pelote de laine, et on l’aurait eu notre gloire documentaire de l’année.

(film au budget équivalent : à ce prix là, ça nous fait non pas 1 mais carrément 2 docs de Michael Moore, soit Bowling for Columbine + Farenheit 911)

 

 

Big City de Djamel Bensalah

Budget : 14 460 000 euros

313 687 entrées

391 copies

Quelqu’un, quelque part en ville, a un soir pris une cuite et s’est enchaîné en DVD Bugsy Malone puis Terreur à Tiny Town en s’écriant « Mortel, un western avec des nains ! ». Il devait le lendemain rendre un rapport de lecture de projets à la Gaumont et il était raide. Par chance il a su convaincre son monde, en décrivant confusément les images entrevues la veille,  de capitaliser sur les moins de six ans en leur offrant un spectacle sain qui prêche de grandes valeurs, un truc qui pourrait faire dire au journal Métro : « un film presque entièrement tourné avec des enfants (tous épatants), pour les enfants, par un grand enfant dont la mise en scène joyeuse fera aussi plaisir au public adulte. » Et là j’imagine que la machine s’emballe, qu’à deux jours de la sortie on se demande finalement pourquoi ce projet a été lancé, et que la gueule de bois dure jusqu’à l’année suivante.

(film au budget équivalent : je crois que Bugsy Malone coûtait bien moins cher)

 

 

Les Deux Mondes de Daniel Cohen

Budget : 18 000 000 euros

418 781 entrées

474 copies

Il y a 50 ans, en France, ce genre de farce fantastique et grand public se montait avec Gérard Philippe dans le rôle principal et un René Clair aguerri et vieillissant derrière la caméra. Aujourd’hui on le fait avec Benoît Poelvoorde en tête d’affiche et un jeune réa dont le premier long n’est pas sorti. Pourquoi pas. Changement de génération ? Bon vieux réflexe français qui consiste à balancer des gars peu expérimentés sur du blockbuster (Eric Barbier, Arthur Joffé, anyone) sans savoir les encadrer ? Le projet à la base avait un pitch, certes déjà vu mais c’est pas grave, on aime bien aussi parfois.

Mais faut voir comment ce truc a été vendu. Y sont où les money shots ? Il est où le plan qui dit « atta, t’es impressionné là, mais t’as rien vu encore » ? Il est où le passage qui induit qu’on va être surpris bien qu’on nous prenne par la main ?

Non mais remattez la bande annonce quoi ! On produit un film à 18 bastos et on débute la bande annonce par un mec et une nana qui s’engueulent en champ-contre-champ sur fond blanc… sur fond blanc !!! J’y reconnais rien en marketing, mais par pitié qu’on m’explique !

(film au budget équivalent : E.T.)

 

 


 

 

J’arrête là. Tant pis pour L’Ile au trésor, L’Auberge rouge, Jacquou le croquant, Le Dernier gang ou le machin avec Lucky Luke. En fait, la calculatrice, ça me fait mal au crâne.

J’avais prévu de m’attarder également sur certains résultats cataclysmiques que les français ont réservé à des films yankees, certains sortis comme s’ils étaient des lépreux (Hot Rod : 50 spectateurs !) ou balancés sur 400 écrans comme si on était toujours en 1990 (Les Tortues Ninja, 300 spectateur par copie), voire des trucs dont je me demande encore qui en espérait quoi au juste (le nouveau Rintintin, 227 copies, 74 000 spectateurs – si vous attendiez le nouveau Conan sachez que ce sont les mêmes pékins de Nu Image qui gèrent)

 

Je me contenterais de conclure avec une petite devinette : quel est, à votre avis,  le réalisateur français qui bénéficia du contrat le plus juteux l’an dernier ?

Le gagnant remportera bien évidemment un bus de la ligne 31.

 

Rafik Djoumi


Le Blog d’Annaud sur Sa Majesté Minor ; c’est pas parce que c'est le voisin, mais y’a plein de trucs super intéressants à y lire.

 

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Tous les commentaires liés à l'article : French Flops of 2007

  • dasola a posté :lundi 10 mars 2008 12:05

    Pour le deuxième souffle : c'est très, très, très mauvais et totalement raté. Le remake inutile d'un fillm (qui pour ma part) n'est pas le meilleur de Melville.
  • Janto a posté :vendredi 07 mars 2008 22:53

    je viens de réaliser que mon "le problème n'est pas d'ordre financier" est vraiment con.
    Je voulais donc dire : au moins en France y a des sous, suffit qu'à faire un coup d'état et le tour est joué.
  • Goul a posté :dimanche 02 mars 2008 14:26

    Il faudrait une "Nouvelle nouvelle vague" en France...on tourne en rond.
  • Janto a posté :mercredi 27 février 2008 15:59

    D'un côté l'article est rassurant puisqu'il montre que le problème en France n'est pas financier, donc pour tous les fans de genre que nous sommes, ça laisse des perspectives ouvertes pour des "vrais" films (et sinon Samuel Hadida il s'est toujours pas remis de "Sueurs" pour q'il arrête de produire des films francophones ?^^).
  • liam a posté :mercredi 27 février 2008 14:20

    "...et ce changement ne peut se produire que sous l'impulsion de personnes précisément extérieures au système"
    Pas tout à fait d'accord avec toi. Ya des p"tits nouveaux dans le milieu qui donne beaucoup d'eux même pour que ce cinéma existe. Promis.
  • Weta a posté :mardi 26 février 2008 17:59

    Merci Rafik, pour c'est encouragement, car en ce moment j'en ai vraiment besoin.
  • Rafik a posté :mardi 26 février 2008 14:13

    Weta : Interdiction absolue de laisser tomber !
    Non, franchement, ce serait une erreur de croire que tel ou tel projet n'a aucune chance. Les choses ne demandent qu'à changer et ce changement ne peut se produire que sous l'impulsion de personnes précisément extérieures au système (de production mais aussi de pensée) actuel.
    Quelle que soit l'opinion que l'on se fait de leur travail, les Levasseur, Bustillo, Siri, Noe, Kounen, Gans, Valette, Marchal et j'en passe sont tous parvenu à concrétiser des projets qu'on aurait imaginés "impossibles" en France.
    Certes, ça demande parfois 5 fois plus de temps et 5 fois plus de portes fermées au nez que la moyenne, mais leur obstination a fini par rencontrer la chaîne d'évènements qu'ils ont eux-mêmes mise en mouvement (je sais c'est pas très clair, mais j'ai pas la place).
    Bref tout est possible.
    Que les aspects les plus déprimants du système actuel ne découragent pas les ambitions, par qu'alors là, effectivement, ce sera foutu.
    Donc, interdiction absolue de laisser tomber.
  • Weta a posté :lundi 25 février 2008 17:12

    Rafik.
    Encore une fois tu m'impréssiones. Ton article fait vraiment plaisir à lire. Mais il est aussi désèspérant. Cela me rend triste d'apprendre qu'avec autant d'argent on finance des films ou ont se demande où est passé le budget en termes techniques et artistiques (Photo, décors, Musique, Montage, Costumes, Sound Design...). Et qu'on se rend compte que l'on ne fait que financer le conservatisme artistique, dont tu avais déjà si bien parlé lors de tes précédents articles sur l'état de l'animation en France ainsi que sur L'Ennemi Intime.
    C'est triste d'autant que tant de jeunes apprentis réalisateurs, ou techniciens artistes cherchent à travailler sur des projets cinématographiques de genre vraiment exictant mais qui ne se feront jamais car ont leur dit que c'est trop risqué.
    Pourquoi tant d'injustice ? çà me donnerai presque l'envie d'arréter de tenter l'aventure du cinéma, (qui à toujours était mon principal domaine de prédilection artistique depuis ma plus tendre enfance). D'autant que je sais pertinnament, que le genre de projets que j'essaye de concevoir et qui me tiennent vraiment à coeur ne verront probablement jamais le jour. Si je propose mes scénarios de ghost story à la manière de Wise, Clayton, Shyamalan, Spielberg, ainsi que ceux concernant des drames sur l'adolescence plus proche d'American Grafitti et Virgin Suicides que de L'insoumise, et L'esquive.
    Ont va me répondre "Vous êtes fou un sujet pareil c'est trop risqué."
    Pourtant des navets comme les comédies françaises, ou films dit de chambre qui ont coutés des millions et qui donne l'impression d'avoir était tournés de manière amateur, et de n'avoir rien couté sont beaucoup plus risqués.
  • Redboy a posté :lundi 25 février 2008 00:43

    Je ne connais pas ce type. Je boycotte les films où il n'y a pas de poignée de porte en étain
  • Reda a posté :dimanche 24 février 2008 23:28

    ... :o ...
    Je dirai même plus : ... ...

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