Après un an et demi de buzz, répercuté sur les forums geekofrancophiles, ça y est, le documentaire de Tristan Schulman et Xavier Sayanoff Suck My Geek ! est enfin visible.
Diffusion demain,
Vendredi 30 novembre, à 22h55 sur Canal
Plus
Rediffusion le mercredi 5 décembre à 1h et sur
Canal+Cinema le mardi 4 décembre à 20h.
Petit extrait du communiqué de presse :
Qu’ont en commun Quentin Tarantino, Bill Gates, Sam Raimi, Alexandre Astier et votre petit cousin dévoreur de mangas ? Ils font partie de la communauté geek ! Suck My Geek ! vous invite à un voyage délirant à la rencontre de ces fans transis, au cœur de leur sensibilité hors norme et de leur univers peuplé de super héros, de zombies, de droïdes et de hobbits. Bienvenue dans leur monde !
En laissant les geeks raconter leur parcours et l’évolution de leur culture, les auteurs souhaitent expliquer ce qui amène tous ces jeunes gens à plonger corps et âme dans ces univers alternatifs. Derrière leurs blagues et leurs digressions, derrière les costumes de Spider-man et d’elfes se cachent une hypersensibilité commune et un même rapport frontal à la société, dont découle une volonté farouche d’élargir leurs horizons, d’avoir à disposition un monde plus vaste que la simple réalité.

Lorsque les réalisateurs Xavier et Tristan ont proposé une interview couplée de Yannick Dahan et moi-même, ils cherchaient un cadre particulier, afin d’éviter que les diverses interviews n’aient pour fond l’inévitable meuble à DVD ou la collection de figurines. Je leur ai proposé de faire ça dans des Bains turques, mais le taux d’humidité risquait de compromettre l’objectif des caméras. Le jour de l’interview, Xavier et Tristan nous ont donc dévoilé une surprise à l’américaine de 15 mètres de long, avec chauffeur, bar, cigares et tout le tralala, mais qui avouons-le manquait cruellement de bimbos délurées.
Je soupçonne Yannick d’avoir envoyé ces rushes au studio Weta en Nouvelle Zélande, afin qu’ils m'épaississent numériquement et me fassent passer pour un ersatz foiré de Jabba the Hutt, quand bien même les réas m’assurent que la contre-plongée avec grand angle est seule responsable de cette déplaisante anamorphose (ouais, ouais, la bonne excuse de geek).

Toujours est-il que le doc est bien fichu, plutôt marrant, j’imagine relativement clair et accessible à ceux qui ignorent tout de cette culture. Surtout, le plus important, le regard qu’il propose sur les geeks est bien celui que les geeks se portent à eux-mêmes, à dix mille lieues des raccourcis condescendants et sensationnalistes que la télé porte généralement sur cette communauté.
Aparté : à titre personnel, les rares fois où j’ai accepté de donner une interview à des émissions de prime-time, sur le cinéma d’horreur ou autre, il a fallu que j’impose le cadre et les éclairages au point de m’embrouiller avec les équipes. Le premier réflexe de la télévision est d’assimiler visuellement l’interviewé au sujet, car tout le monde sait bien qu’un type qui, par exemple, regarde des films de vampires, vit toujours dans des pièces sombres aux larges tentures rouges, et qu’il a le teint livide. J’en connais à qui on a demandé carrément s’il était possible d’amener chez eux un cercueil pour faire croire qu’ils dormaient dedans.
Enfin, à la vision de ce doc, les plus attentifs comprendront peut-être mieux l’intitulé de ce blog !
Aussi, si certains d’entre vous le souhaitent, je pourrais développer ici même l'analogie historique que je me suis permise au sujet des geeks dans le dit-doc.
Rafik Djoumi
Interview des auteurs (+
extraits du doc avec de vrais morceaux de Jabba dedans)
http://www.darkplanneur.com/2007/11/the-interview-o.html
















Mais l'honnêteté m'oblige à préciser (puisque d'après Josiane Balasko, "tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes") que ce prénom m'a été attribué en vertu de son autre signification, d'ailleurs proche : celle de "Camarade".
;-)